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PétroleTransocean plonge dans les chiffres rouges

L'opérateur américain de plateformes pétrolières a vu son bénéfice 2014 s'effondrer à 1,8 milliard de francs alors qu'en 2013 le groupe établi à Zoug affichait un bénéfice net de 1,4 milliard.

Les bénéfices 2014 de Transocean plongent.

Les bénéfices 2014 de Transocean plongent.

Keystone

Transocean a plongé dans les chiffres rouges l'an passé, sous le poids d'amortissements et autres correctifs de valeurs passés au titre de l'abandon d'activités.

L'opérateur américain de plateformes pétrolières, établi à Zoug, a essuyé une perte nette de 1,9 milliard de dollars (1,8 milliard de francs), contre un bénéfice net de 1,4 milliard en 2013.

Pour le seul 4e trimestre, la perte nette s'est inscrite à 739 millions de dollars, a précisé jeudi l'entreprise qui s'est fait connaître du grand public avec le naufrage en avril 2010 de la plateforme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, à l'origine de l'une des plus graves marées noires aux Etats-Unis. Sur l'ensemble de l'exercice, les amortissements et correctifs de valeurs ont atteint 3,72 milliards.

Le chiffre d'affaires a également reculé, mais dans une moindre mesure, passant d'une année sur l'autre de 9,25 à 9,17 milliards de dollars l'an dernier. Les charges ont quant à elles aussi diminué de 470 millions, à 6,48 milliards.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) s'est également inscrit dans le rouge à hauteur de 1,38 milliard, contre un montant positif de 2,22 milliards un an plus tôt. Si la perte nette annuelle était attendue des analystes interrogés par l'agence awp, celle-ci s'est révélée nettement supérieure à leur prévision moyenne de 905 millions de dollars.

Nouvelles dépréciations

Evoquant l'exercice en cours, l'entreprise originaire de Houston, dans l'Etat du Texas, ne se montre guère optimiste dans un contexte de baisse des prix du pétrole et des revenus des compagnies pétrolières. De nouvelles dépréciations, entre 1 et 1,2 milliard de dollars, devraient encore venir amoindrir la rentabilité, malgré des charges en repli de 400 à 600 millions par rapport à l'an passé.

Le 16 février, Transocean a créé une double surprise. L'opérateur américain avait annoncé le départ immédiat de son directeur général, Steven Newman ainsi qu'une forte réduction du dividende qui sera proposé lors de la prochaine assemblée générale.

Le départ du directeur général avait été décidé d'un commun accord entre Steven Newman et le conseil d'administration, avait indiqué le groupe sans toutefois préciser le motif de la démission. Le président du conseil d'administration, Ian Strachan, assure depuis l'intérim dans l'attente de la nomination d'un nouveau patron.

En dépit de la réduction du dividende, l'agence de notation Moody's a dégradé la note de crédit de la compagnie zougo-texane. Elle a placé la dette de la société, laquelle culmine à 9,1 milliards de dollars, dans la catégorie spéculative.

(ats)

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