10.11.2013 à 21:15

BurundiTrente-six crânes découverts au domicile d'un Italien

Des dizaines de crânes humains ont été découverts au domicile d'un Italien qui vivait au Burundi. L'homme, qui a été placé en détention, revendait les ossements en Thaïlande.

Des crânes humains ont été retrouvés au domocile d'un Italien au Burundi.

Des crânes humains ont été retrouvés au domocile d'un Italien au Burundi.

(photo d'illustration), AFP

Une quarantaine de crânes humains ont été découverts à Bujumbura au domicile d'un expatrié italien, a appris dimanche l'AFP de source officielle. L'homme est en détention préventive depuis fin octobre pour avoir tenté d'exporter vers la Thaïlande deux autres crânes humains.

«Vers la fin octobre, la police de l'air, des frontières et des étrangers a découvert à l'aéroport de Bujumbura, un colis, qui contenait deux crânes humains (...). Les enquêtes en cours ont ensuite révélé qu'il avait été envoyé par un Italien du nom de Giuseppe Favaro, sous un faux nom», a annoncé le porte-parole de la police du Burundi.

L'Italien vivait au Burundi depuis une dizaine d'années. Il a été arrêté et placé en détention préventive le 29 octobre, selon la même source.

Les crânes humains ont été découverts grâce au premier scanner installé à l'aéroport international de Bujumbura, offert par la France au Burundi, selon les services aéronautiques burundais.

Revendus six fois plus cher

Vendredi, «la police a découvert 36 crânes humains après une perquisition opérée à son domicile de Bujumbura, ainsi que plusieurs éléments à charge contre ce délinquant», a poursuivi le porte-parole.

M. Favaro avait mis en place un réseau qui lui permettait de recueillir ces crânes humains au Burundi au prix de 50 dollars (46 francs) pour une revente à 300 dollars en Thaïlande.

«L'enquête a permis également de savoir qu'il exportait des colis vers cette destination depuis une dizaine d'années, mais l'on ne sait pas encore à quoi ces restes humains pouvaient servir», a expliqué le porte-parole de la police burundaise.

Au moins trois complices ont déjà été arrêtés. La police burundaise a contacté Interpol afin de mener l'enquête sur le volet thaïlandais de l'affaire.

(ats)

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