Actualisé 03.05.2018 à 12:11

Bâle-CampagneTrentenaire jugé pour sa relation avec une ado de 13 ans

Un homme de 30 ans a comparu mercredi devant la justice bâloise. Il risque 4 ans de prison. Le verdict sera rendu le 22 mai prochain.

par
ofu
Keystone

«Monsieur le présient du tribunal, on parle ici d'un petit internement. Je ne veux pas de ça.» L'accusé de 30 ans ayant comparu mercredi devant le Tribunal pénal de Bâle-Campagne n'a pas du tout approuvé l'évaluation faites par le psychiatre. Selon l'expert, le prévenu souffre d'un trouble dissociatif de l'identité avec des penchants psychopathes. Sans «cadre fixe», il ne s'en sortira pas, a estimé le psychiatre. Raison pour laquelle, il a recommandé des mesures thérapeutiques institutionnelles après avoir purgé sa peine. Concrètement, ces mesures consistent en un traitement en milieu fermé pendant au maximum 5 ans. Or si les conditions d'une libération ne sont pas réunies après 5 ans, la mesure peut être prolongée de 5 ans de plus à chaque fois.

Même si le trentenaire refuse le petit internement, il concède: «Il est évident que j'ai besoin d'aide.» Son parcours de vie le confirme, note «20 Minuten»: quatre apprentissages interrompus, déjà trois condamnations par le passé et une relation plus que compliquée avec sa famille. Il a aussi dealé de l'herbe et conduit alors qu'il n'avait pas de permis. Il s'est également mis au volant quand il était défoncé. Cerise sur le gâteau et raison principale pour laquelle il doit comparaître devant la justice bâloise: entre septembre 2016 et février 2017, il a entretenu une relation interdite avec une mineure de 13 ans.

La parole de l'un contre celle de l'autre

Durant cette période, il y aurait eu près de 180 rapports sexuels, soit environ un par jour. Selon l'acte d'accusation, le prévenu s'est ainsi rendu coupable d'actes d'ordre sexuel avec un enfant. Or l'accusé assure n'avoir jamais couché avec l'adolescente.

Le procès a révélé qu'au début, le prévenu avait emménagé en tant que sous-locataire au domicile du père de la fille. Interrogée par la Cour, celle-ci a expliqué: «Au début, je ne le trouvais pas bien. Mais on a commencé à s'écrire et les choses ont changé.» C'est ainsi qu'était née leur relation interdite et surtout secrète. Appelé à la barre, le psychiatre a néanmoins tenu à préciser que l'accusé n'avait aucun penchant sexuel anormal, comme la pédophilie par exemple. L'adolescente, elle, a précisé: «La différence d'âge ne me dérangeait pas.» Reste que leur relation, une fois découverte, a eu de graves conséquences pour l'ado. Elle a été placée dans un foyer fermé pendant un certain temps. La jeune vit d'ailleurs encore aujourd'hui dans une structure spécialement conçue pour les adolescents.

Il risque 48 mois de prison ferme

Le Ministère public a finalement demandé 48 mois de prison ferme, suivis d'une mesure thérapeutique institutionnelle comme le prévoit l'article 59 du Code pénal. La défense, elle, a requis 24 mois de prison ferme assorti d'une thérapie ambulatoire.

Les juges prononceront leur verdict le 22 mai prochain.

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