France - Trois centres vaccinaux attaqués en un week-end
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FranceTrois centres vaccinaux attaqués en un week-end

Incendie, vandalisme, panne ciblée: des antivax n’hésitent plus à passer à l’action.

Le centre vandalisé de Lans-en-Vercor, en Isère.

Le centre vandalisé de Lans-en-Vercor, en Isère.

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En France, la situation se tend et certains opposants à la vaccination ou à l’emploi plus généralisé du pass sanitaire n’hésitent plus à passer à l’action. En un seul week-end, trois centres de vaccination ont ainsi été pris pour cible.

Dimanche, ce qui a été décrit comme un «acte malveillant» a touché un centre de vaccination dAudincourt, dans le Doubs. Les disjoncteurs d’alimentation électrique du centre comme de son groupe électrogène ont été coupés. Les frigos privés d’électricité contenaient 3500 doses de vaccins, qui vont maintenant être analysées pour savoir si elles peuvent encore être utilisées. Une plainte a été déposée.

Dans la nuit de samedi à dimanche c’est le centre de vaccination dUrrugne (Pyrénées-Atlantiques) qui a été pris pour cible. Son chapiteau a en partie brûlé et plusieurs points de départ de l’incendie ont été constatés, avec de l’essence déversée pour accroître la combustion. Une enquête a été ouverte pour «destruction volontaire par incendie.»

«Vaccin=génocide»

La nuit précédente c’est cette fois en Isère, à Lans-en-Vercor, qu’un centre a été vandalisé. «Le bâtiment communal dans lequel était installé le centre de vaccination est complètement hors d’usage, tous les systèmes de lutte contre l’incendie ont été ouverts», a expliqué le maire, Michaël Kraemer. Du mobilier, des seringues ou des compresses ont été saccagés et de nombreux tags laissent peu de doute sur l’origine de l’attaque. «1940», «ARN=Danger», «Vaccin=génocide», pouvait-on lire.

«Nice Matin» ajoute qu’un centre de la ville des Alpes-Maritimes a aussi été tagué avec des inscriptions comme «le vaccin tue» ou encore «Fuck vaccin».

Outre les centres, certains élus ont également été menacés. C’est le cas des députés LREM Alexandre Freschi et Jean-Marc Zulesi, relate «Le Figaro». L’un a par exemple reçu le message «Je suis armé jusqu’au cou. Faites bien attention à ce que vous allez voter concernant le passe sanitaire…», signé de «mort@mort.mort». Le tout étant accompagné d’une image de poupée partiellement démembrée ou aux yeux arrachés.

Toutes ces actions montrent une tension croissante autour de la vaccination ou du passeport vaccinal. Et face à ces attaques ou menaces, la majorité des élus locaux ou nationaux français répondent par une plainte.

(R.M.)

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