Berne: Trois entreprises sur quatre sont pour l’accord institutionnel

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BerneTrois entreprises sur quatre sont pour l’accord institutionnel

Selon Lorenz Furrer, directeur de l’Alliance Economie Politique, le haut degré d’acceptation de l’accord-cadre institutionnel est notamment lié à la volonté de sauver les accords bilatéraux avantageux.

Pour plus de 70% des entreprises interrogées, les accords bilatéraux actuels sont globalement avantageux.

Pour plus de 70% des entreprises interrogées, les accords bilatéraux actuels sont globalement avantageux.

Keystone

Près de trois entreprises sur quatre soutiennent l’accord institutionnel envisagé entre la Suisse et l’Union européenne. Plus de 60% des entreprises sondées approuveraient un tel accord en votation.

Le maintien des accords bilatéraux complétés d’un accord-cadre institutionnel reste de loin l’option la plus attractive pour la majorité des entreprises. C’est ce qui ressort d’un troisième sondage à ce sujet, effectué en novembre par l’institut gsf.bern auprès de plus de 1000 entreprises en Suisse sur mandat d’Economiesuisse et d’Alliance Economie-Politique.

Pour plus de 70% des entreprises interrogées, les accords bilatéraux actuels sont globalement avantageux. Si ce soutien est légèrement inférieur à celui exprimé l’an dernier, cela s’explique peut-être par la crise du coronavirus. En ce moment, les entreprises ont d’autres préoccupations, notamment au niveau de l’économie domestique, note les deux organisations dimanche dans un communiqué.

La crainte que la Suisse soit distancée au niveau international est également un peu moins prononcée que l’an dernier. Cela dit, une entreprise sur deux a toujours cette crainte. Les entreprises interrogées sont fermement opposées à la résiliation des accords bilatéraux ou à une adhésion à l’UE.

Lorsqu’on propose de choisir entre différents scénarios, le maintien des accords bilatéraux avec un accord-cadre institutionnel est l’option la plus attractive pour près de trois entreprises sur quatre. Et plus de 60% des entreprises interrogées soutiendraient un tel accord en cas de votation.

«Le haut degré d’acceptation de l’accord-cadre institutionnel tient avant tout à la volonté de sauver les avantageux accords bilatéraux et d’éviter de mettre en péril l’accès aux exportations», a commenté Lorenz Furrer, directeur de l’Alliance EP, cité dans le communiqué.

Il est également intéressant de noter le soutien élevé en faveur de l’accord-cadre parmi les petites entreprises et les artisans. Une entreprise sur deux environ est d’avis que le Conseil fédéral ne pourra pas négocier d’améliorations par rapport à l’accord actuel.

(ATS/NXP)

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