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LausanneTrois faussaires réclament une réduction de peine

Le procès en appel du trio principal d'une affaire de faux tableaux s'est tenu jeudi devant le Tribunal cantonal vaudois. Les faussaires ont demandé que leurs peines de 18 et 24 mois de prison soient réduites.

L'affaire a été jugée au Tribunal cantonal vaudois.

L'affaire a été jugée au Tribunal cantonal vaudois.

Keystone

Entre 2005 et 2008, la bande de faussaire a écoulé en Suisse une centaine de faux tableaux pour plus de 400'000 francs: des Bosshard, confectionnés de toutes pièces et vendus avec un faux certificat d'authenticité, mais aussi des toiles dénichées dans des brocantes et qu'ils signaient du nom de maîtres, comme Braque ou Pissarro.

Condamnés à des peines fermes, les trois principaux acteurs de ce trafic - un fin connaisseur d'art et deux revendeurs - ont recouru devant la Cour d'appel pénale. L'audience a en grande partie porté sur le vol d'un tableau de Giacometti, au domicile d'une dame âgée.

«Mon client a admis les faits concernant les faux tableaux, mais il a toujours farouchement nié avoir participé au vol d'une oeuvre authentique», a relevé Me Elisabeth Chapuis, conseil du spécialiste en art, condamné en juillet 2011 à 24 mois de prison ferme. L'avocate conteste en outre plus de la moitié des 18 cas d'escroquerie retenus par les juges de première instance.

Galeristes sans scrupules

Le Ministère public a en partie - pour cinq cas - soutenu cette requête, épinglant le «manque de scrupules de certains galeristes, qui devaient bien se douter qu'il s'agissait de faux». Dans ces conditions, pour ces cinq cas, l'escroquerie n'est pas réalisée.

Pour le reste, le Parquet a réclamé le maintien des peines prononcées en première instance, estimant que les conditions du sursis n'étaient pas réunies. La procureure est restée sourde aux appels d'un des revendeurs, qui a réclamé une diminution de peine en raison de ses graves problèmes de santé.

Me Jean Lob, avocat du deuxième chineur, a demandé à la Cour de libérer son client de l'accusation de vol du Giacometti, et de prononcer une peine pécuniaire au lieu des 18 mois de prison ferme. Le Tribunal rendra son verdict par écrit, la semaine prochaine.

(ats)

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