Crise sur les opiacés - Trois groupes veulent passer à la prochaine étape de l’accord
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Crise sur les opiacésTrois groupes veulent passer à la prochaine étape de l’accord

Ces trois distributeurs américains ont déjà accepté de payer près de 20 milliards de francs pour solder des milliers de litiges liés à la crise des opiacés aux États-Unis.

S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les États et collectivités américaines pour faire payer les entreprises.

S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les États et collectivités américaines pour faire payer les entreprises.

AFP

Trois distributeurs américains de médicaments, qui ont accepté en juillet de payer 21 milliards de dollars (19 milliards de francs) pour solder des milliers de litiges liés à la crise des opiacés aux États-Unis, ont annoncé samedi avoir reçu le soutien de suffisamment d’États pour passer à la prochaine étape de l’accord.

AmerisourceBergen, Cardinal Health et McKesson ont, dans un communiqué commun, expliqué avoir reçu le feu vert de 42 des 49 États qui les poursuivaient, ainsi que du district de Washington, la capitale, et de cinq territoires américains.

Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson, qui avait également annoncé en juillet qu’il acceptait de payer 5 milliards (4,5 milliards de francs) pour solder les poursuites dans cette même affaire, n’est pas mentionné dans le communiqué. L’entreprise n’avait pas dans l’immédiat donné suite aux sollicitations de l’AFP. Les distributeurs de médicaments sont accusés d’avoir fermé les yeux sur des commandes d’opiacés suspectes.

4000 actions en justice

Ces groupes espèrent, par ces accords, mettre fin à près de 4000 actions en justice intentées par des dizaines d’États américains et collectivités locales, dans le cadre d’une proposition d’accord à l’amiable. Selon les termes négociés, le versement des 26 milliards de dollars (23,5 milliards de francs) au total – qui doivent permettre aux États et collectivités de financer les traitements rendus nécessaires par ce fléau – dépend du nombre d’États américains qui valideront l’accord.

Chaque État participant a maintenant jusqu’au 2 janvier pour demander à leurs collectivités locales respectives si elles veulent aussi être parties prenantes à l’accord. Si les conditions sont remplies, l’accord entrera en vigueur «60 jours après que les distributeurs auront déterminé qu’il y a une participation suffisante pour procéder», détaille le communiqué.

S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les États et collectivités américaines pour faire payer les entreprises. Dans un autre dossier, un juge américain a approuvé mercredi le plan de faillite proposé par Purdue, accusé pour sa part d’avoir contribué à la crise des opiacés aux États-Unis en promouvant agressivement son médicament anti-douleur OxyContin.

Ce plan prévoit que les propriétaires de la société, la famille Sackler, versent 4,5 milliards de dollars (4,1 milliards de francs) au total aux victimes et institutions affectées et que l’entreprise soit démantelée, en échange d’une certaine immunité pour les membres de la famille.

(AFP)

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