Vevey (VD) - Trois jours face aux juges: le procès du municipal Lionel Girardin démarre 
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Vevey (VD)Trois jours face aux juges: le procès du municipal Lionel Girardin démarre

L’élu, suspendu depuis 2018, est accusé de gestion déloyale des intérêts publics. Il devrait plaider l’acquittement.

par
Yannick Weber
Suspendu dans ses activités d’élu au sein de l’exécutif veveysan, le socialiste Lionel Girardin est poursuivi pour gestion déloyale.

Suspendu dans ses activités d’élu au sein de l’exécutif veveysan, le socialiste Lionel Girardin est poursuivi pour gestion déloyale.

Laurent Crottet

Après trois ans sans déclaration ni apparition publique, Lionel Girardin répond dès ce mardi matin à la justice dans un procès à huis clos partiel en raison de la pandémie. Il devra s’expliquer sur sa gestion de la Fondation Apollo, d’intérêt public et financée en grande partie par le Canton et la Ville de Vevey, qui s’occupait de loger les plus précaires.

Alors qu’il était municipal et membre du Conseil de fondation, il a mêlé sa propre société privée à la gestion des ressources humaines de la fondation et est accusé de s’être enrichi illégitimement avec des manœuvres de sous-location des locaux de la fondation à sa société.

Par exemple, après que le Conseil avait refusé que la femme de Lionel Girardin soit rémunérée pour la gestion des ressources humaines, l’élu est accusé d’avoir confié, sans appel d’offres, cette tâche à sa propre société, où sa femme était employée. C’est donc bien elle qui s’est attelée à la tâche. La société de Lionel Girardin a facturé, en cinq ans, 52’623 francs d’honoraires à la fondation. D’après l’acte d’accusation, ce montant paraît élevé par rapport au travail accompli.

En ce qui concerne les sous-locations de locaux pour des bureaux de coworking, le procureur parle d’une activité «qu’il a gérée de manière approximative, voire parfois tendancieuse, ce qui a occasionné un préjudice total d’au moins 90’613 francs à la Fondation Apollo», et d’avoir enrichi illégitimement sa société de 74’238 francs.

Enfin, et cela paraîtra un détail, Lionel Girardin aurait acheté, via la fondation, des chèques Reka avec un rabais réservé aux collaborateurs, alors que lui-même n’en avait pas le statut. L’acte d’accusation précise qu’il a ensuite remboursé, fin 2019, sa dette de 3200 francs à cet égard.

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