Motocyclisme - Jack Miller gagne une course dingue
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MotocyclismeJack Miller gagne une course dingue

Le GP de France MotoGP a été celui de toutes les folies. Et c’est l’Australien qui l’a emporté, devant les Français Johann Zarco et Fabio Quartararo. Jason Dupasquier a fini treizième en Moto3, alors que Thomas Lüthi est tombé en Moto2.

par
Jean-Claude Schertenleib
Jack Miller a été impressionnant ce dimanche au Mans.

Jack Miller a été impressionnant ce dimanche au Mans.

AFP

Quelle course! Quelles folies! Un départ sur le sec, mais des nuages qui noircissent toujours plus le ciel du Mans. Devant, Viñales (Yamaha), Miller et Quartararo. Puis, les premières gouttes et, dès le quatrième tour, l’autorisation donnée aux pilotes de passer par leurs stands pour changer de moto, ce que vont faire rapidement les hommes de tête. Dont Marc Márquez, qui repart en tête, au moment où l’on apprend que les deux Ducati officielles (Miller et Bagnaia) ont été prises en faute (excès de vitesse – 60 km/h – dans les stands) et qu’elles vont devoir subir deux pénalités de long lap.

Mais ce n’est pas terminé, Rins (deux fois) et Mir, les deux pilotes Suzuki, vont tomber; Marc Márquez n’évite pas plus la chute. Quartararo se retrouve en tête, Miller pas loin de lui, malgré ses deux pénalités. Et l’Australien va bientôt passer, comme Johann Zarco un peu plus tard, le Français ayant fait un meilleur choix de pneumatiques (les gommes pluie les plus dures) que les deux hommes de tête.

Quand Márquez tombe une seconde fois, Zarco fond sur son compatriote Quartararo, qu’il va bientôt passer. L’avance de Miller est suffisante: l’Australien remporte son deuxième succès d’affilée, deux semaines après le GP d’Espagne, Quartararo reprend la tête du championnat du monde, pour un point devant Bagnaia (4e de la course), douze devant Zarco et 16 de plus que Miller. Prochain rendez-vous: le jardin toscan de Ducati, au Mugello, dans deux semaines.

Jason Dupasquier intègre le Top-10

Il ne pleuvait plus au moment du départ du GP de France Moto3, sur le circuit Bugatti, au Mans. Mais la piste était encore totalement mouillée, le choix des pneumatiques donc évident: tout le monde allait partir en «pluie», restait à savoir qui réussirait le mieux à gérer l’usure de la gomme au fil des tours, sur une piste séchante.

La réponse? L’Espagnol Sergio Garcia a offert à GasGas (une marque du groupe KTM) son premier succès en GP, devant le Tchèque Filip Salac (Honda) et l’Italien Riccardo Rossi (aucun lien de parenté avec Valentino). Dominateur du championnat, l’Espagnol Pedro Acosta ne s’élançait que de la 21e place de la grille; déjà pointé en... sixième position au deuxième tour, le phénomène n’allait pas éviter la chute, mais il allait relever sa moto et revenir jusqu’à la huitième place.

Huitième, c’est cinq rangs devant le Fribourgeois Jason Dupasquier; le pilote KTM de Sorens a été dans la première moitié du peloton du début à la fin. Longtemps en bagarre dans le second groupe, Jason a perdu quelques places dans les ultimes kilomètres. Reste que, pour la cinquième fois d’affilée, Dupasquier marque des points, ce qui lui permet d’entrer dans le Top-10 du championnat du monde, un classement toujours dominé par Acosta (désormais 54 points d’avance sur son premier dauphin, le vainqueur du jour Sergio Garcia).

Jason Dupasquier a une nouvelle fois récolté des points.

Jason Dupasquier a une nouvelle fois récolté des points.

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Thomas Lüthi: plus dure est la chute

Il n’y a cependant pas eu un nouveau miracle du Mans pour Thomas Lüthi en Moto2. En 2005, le Bernois y avait signé sa première pole position mondiale, avant de remporter son premier GP, pierre fondatrice d’un titre mondial 125 cm3 qu’il allait concrétiser le 6 novembre suivant, à Valence (Esp).

22e sur la grille – la pluie ayant cessé dans la matinée, la piste était sèche, malgré quelques taches plus sombres d’humidité -, Lüthi a d’abord profité de plusieurs chutes, dont celles de Canet, Augusto Fernández, Sam Lowes et Manzi, pour entrer dans les points. Un instant 13e, il allait ensuite devoir s’incliner sur le retour de Di Giannantonio (le vainqueur du GP d’Espagne venait de subir une pénalité de «long lap»), avant de se retrouver à terre, en essayant de suivre ce nouveau poisson-pilote.

Loin devant, les deux pilotes d’Aki Ajo, le phénomène espagnol Raúl Fernández et l’Australien Remy Gardner, ont signé un nouveau doublé, devant l’Italien Marco Bezzecchi. Au championnat, Gardner et le «rookie» Fernández ne sont séparés qu’un d’un point, à deux semaines du GP d’Italie.

Aegerter au pied du podium

La deuxième course de la saison de MotoE a été la plus serrée de toutes. Aegerter, un moment en tête, termine quatrième.

On se serait cru en Moto3, huit motos roues dans roues, en bagarre pour la victoire, donc pour le podium. Après un départ excellent depuis la deuxième ligne, Dominique Aegerter a rapidement pris la tête, mais il n’est jamais parvenu à faire le break. Dans les deux derniers des sept tours, le Brésilien Eric Granado s’est replacé devant, son duel final avec le vainqueur de Jerez, l’Italien Alessandro Zaccone, se terminant à l’avantage du Sud-Américain, alors qu’Aegerter perdait son face à face avec Mattia Casadei. Les quatre premiers terminent en 5 dixièmes. Au classement intermédiaire du championnat, Zaccone compte 8 points d’avance sur Casadei et Aegerter, ex-aequo. Prochaine course pour la catégorie: le 6 juin, sur le circuit Catalunya.

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