Grèce: Trois policiers blessés dans une manif à Athènes
Publié

GrèceTrois policiers blessés dans une manif à Athènes

Des échauffourées ont embrasé mardi soir la banlieue de la capitale grecque, lors d’un mouvement de protestation dénonçant les violences policières.

Trois policiers ont été blessés mardi soir dans la banlieue d’Athènes, à Nea Smyrni, où de violentes échauffourées ont éclaté après qu’un jeune homme a été frappé par des forces de l’ordre.

Trois policiers ont été blessés mardi soir dans la banlieue d’Athènes, à Nea Smyrni, où de violentes échauffourées ont éclaté après qu’un jeune homme a été frappé par des forces de l’ordre.

REUTERS

Trois policiers grecs ont été blessés mardi soir, lors de heurts qui ont éclaté dans une banlieue d’Athènes en marge d’une manifestation de 5000 personnes contre les «dérives policières», a annoncé la police.

Selon une photographe de l’AFP, les échauffourées ont débuté lorsqu’un groupe d’environ 200 personnes encagoulées s’est dirigé vers le commissariat de Nea Smyrni, une banlieue réputée calme de la capitale, où un jeune homme a été frappé à coups de matraque dimanche par un policier lors d’un contrôle des mesures de confinement.

Les casseurs ont lancé des pierres et des cocktails molotov contre le commissariat et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Le feu a été mis à une dizaine de poubelles obligeant les pompiers à intervenir.

Un policier à moto, grièvement blessé à la tête, a dû être transporté à l’hôpital, selon la police. Selon les images d’ANT1 TV, des manifestants ont fait tomber le policier de sa moto et l’ont frappé. D’après l’agence de presse grecque ANA, sa vie n’est pas en danger.

«Trois policiers au moins ont été blessés», a également précisé la police dans un communiqué. Les journalistes et photographes sur place ont également été pris à partie par les manifestants encagoulés, a-t-on constaté.

Dimanche après-midi sur la place de Nea Smyrni, à cinq kilomètres du centre-ville d’Athènes, les images d’un jeune homme à terre frappé à coups de matraque par un policier, en présence d’au moins trois autres agents, sont devenues virales.

On entend le jeune homme crier: «J’ai mal», tandis que des passants s’indignent du comportement des policiers.

«Les flics hors de nos quartiers»

En protestation, près de 5000 personnes, selon la police, ont défilé contre les «dérives policières» mardi soir, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Les flics hors de nos quartiers» ou «Les parcs sont faits pour rire et non pour entendre: j’ai mal».

La police a dit avoir arrêté des manifestants en possession de cocktails molotov et de barres de fer, avant que les heurts ne débutent, et dix personnes ont été interpellées.

Le premier ministre Kyriakos Mitsotakis a demandé à ses concitoyens que «les tristes images de violence que nous avons vues ce soir à Athènes soient les dernières». «Je ne permettrai à personne de nous diviser», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Enquête interne

Le parquet a ordonné une enquête préliminaire «pour examiner les actes criminels éventuels perpétrés par des policiers» dimanche à Nea Smyrni, selon une source judiciaire. La police a également ouvert une enquête interne.

Selon la police, cet incident a commencé quand les forces de l’ordre ont été attaquées par «trente personnes qui ont blessé deux de ses agents», ce que de nombreux habitants de Nea Smyrni ont démenti.

Onze personnes interpellées dimanche ont été poursuivies pour «coups et blessures, insultes et violations des mesures pour endiguer l’épidémie de Covid-19», a-t-on appris mardi de source judiciaire.

(AFP)

Votre opinion