Jura - Trop amical, un sanglier a été abattu
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JuraTrop amical, un sanglier a été abattu

L’ancien joueur du HC Ajoie Martin Braichet a assisté à une scène cocasse qu’il a immortalisée, avec un sanglier se mêlant aux randonneurs.

par
Vincent Donzé
Un sanglier pas farouche, photographié à Bassecourt (JU)

Un sanglier pas farouche, photographié à Bassecourt (JU)

Martin Braichet

A-t-il été recueilli marcassin par l’homme, puis abandonné? Cette hypothèse a été émise après l’apparition d’un sanglier dans un groupe de randonneurs, à Bassecourt (JU). Le porcin n’était pas de nature sauvage: «Je suis tombé des nues: il nous suivait comme un petit chien», témoigne Martin Braichet, ancien joueur du HC Ajoie.

La scène filmée par l’ancien hockeyeur.

Martin Braichet

Martin Braichet a photographié et filmé la scène, mais il a surtout pris sa fille de quatre ans dans ses bras, par crainte de voir surgir la laie: «Je n’étais pas rassuré, mais le sanglier s’est contenté de lécher mes pantalons», témoigne ce résident de Montavon qui revenait d’un pique-nique en passant par le chemin des Lavoirs de Bassecourt, au début de ce mois.

Le sanglier sans-gêne s’est approché de deux enfants.

Le sanglier sans-gêne s’est approché de deux enfants.

Martin Braichet

Qu’est-ce qui a poussé ce sanglier dans un groupe de promeneurs et de cyclotouristes? Mystère. «En le voyant, je suis sorti de ma voiture. La scène a duré dix minutes, puis le sanglier est retourné en lisière de forêt», rapporte Martin Braichet. Un autre témoin de la scène a appelé un garde-faune.

Un boucher qui élève deux sangliers à Montavon a exprimé son opinion dans «Le Quotidien Jurassien»: «Imprégnés par l’homme, ils deviennent comme des petits chiens, allant jusqu’à dormir sur le canapé», a-t-il déclaré, convaincu que le sanglier filmé a vécu en captivité.

Personne n’a été effrayé par cette rencontre.

Personne n’a été effrayé par cette rencontre.

Martin Braichet

Son avis est partagé par Amaury Boillat, responsable de la biodiversité animale à l’Office jurassien de l’environnement: «Cet individu a sans doute été illégalement capturé au stade juvénile, puis détenu au contact des humains», a-t-il confié au «Quotidien Jurassien».

L’animal susceptible de provoquer un accident de la route a été abattu. Son incapacité à retourner à la vie sauvage l’aurait poussé vers des maisons ou des fermes. Dans une porcherie, il ferait des cochongliers ou des sanglochons, un croisement «pas du tout souhaitable pour les deux races», selon Amaury Boillat.

Le porcin est resté dix minutes parmi les promeneurs et les cyclistes.

Le porcin est resté dix minutes parmi les promeneurs et les cyclistes.

Martin Braichet

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