Tournage dans l’espace  - «Trop tard pour avoir peur», dit l’actrice russe qui s’envolera vers l’ISS
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Tournage dans l’espace «Trop tard pour avoir peur», dit l’actrice russe qui s’envolera vers l’ISS

En octobre, l’actrice Ioulia Peressild passera douze jours dans la Station spatiale internationale pour la réalisation du premier film de fiction en orbite et en apesanteur.

L’actrice russe Ioulia Peressild a affirmé jeudi qu’il était «trop tard pour avoir peur», à deux semaines de son décollage vers la Station spatiale internationale (ISS) où elle tournera dans le premier film de fiction en orbite.

«Si tu as peur des loups, il ne faut pas aller dans la forêt. Il est trop tard pour avoir peur», a affirmé l’actrice lors d’une conférence de presse en ligne.

«Ce sera un film dramatique»

Le réalisateur Klim Chipenko et l’actrice Ioulia Peressild doivent décoller le 5 octobre avec le cosmonaute russe Anton Chkaplerov de la base spatiale de Baïkonour, au Kazakhstan, pour une mission de 12 jours sur l’ISS où ils participeront au tournage du premier film de fiction en orbite et en apesanteur.

«Ce sera un film dramatique», a précisé Klim Chipenko, ajoutant que l’héroïne du film est «une médecin à qui on propose de partir pour l’ISS pour sauver la vie d’un cosmonaute».

Le commandant de la mission, Anton Chkaplerov, ainsi que les cosmonautes russes Oleg Novitski et Piotr Doubrov, actuellement à bord de la station, participeront aussi au tournage en tant qu’acteurs, a-t-il ajouté.

Ioulia Peressild a confié qu’elle avait adoré le vol d’entraînement en apesanteur à bord d’un avion Iliouchine. L’entourage «se moquait de nous, en demandant si nous avions pris assez de sachets (pour vomir, ndlr) mais c’était magnifique, nous avons éprouvé un grand plaisir», a-t-elle dit.

Une trousse «spatiale»

L’actrice a aussi avoué avoir eu du mal à acheter des produits de maquillage pour sa trousse «spatiale» aux critères très stricts: pas de verre, l’emballage doit être en plastique, mais d’un type de plastique particulier, rien ne doit s’émietter».

«La vendeuse ne comprenait pas ce que je voulais et je lui ai dit que je me faisais une trousse pour l’espace», a-t-elle raconté en riant.

M. Chipenko apprécie quant à lui d’ores et déjà le menu qui l’attend à bord de la station, «beaucoup plus varié que dans un restaurant», avec des plats de la cuisine russe et caucasienne, ainsi que de la soupe traditionnelle ukrainienne aux betteraves – le borsch.

(AFP)

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