Suisse: Trouble jeu entre argent et politique: Lisa Mazzone veut plus de lumière

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SuisseTrouble jeu entre argent et politique: Lisa Mazzone veut plus de lumière

Le présumé scandale de corruption entre le Qatar et l’Union européenne est l’occasion rêvée pour certains élus suisses de repartir à la charge et réclamer plus de transparence de la part des politiciens.

Lisa Mazzone lors des élections fédérales d’octobre 2019.

Lisa Mazzone lors des élections fédérales d’octobre 2019.

TDG

Le récent scandale des possibles dessous de table en provenance du Qatar perçus en haut lieu à Bruxelles, ravive le débat sur la transparence en Suisse. La conseillère aux États, Lisa Mazzone (Verts/GE), a déposé récemment une initiative parlementaire pour que les élus lèvent davantage le voile sur leurs revenus annexes. La sénatrice écologiste a reçu le soutien individuel de collègues «de tous les partis», rapporte ce mercredi, la «SRF».

En ligne de mire: les engagements rémunérés de politiciens siégeant à Berne dans divers conseils d’administration ou organisations. Lisa Mazzone n’appelle pas à déclarer au centime près ces revenus annexes, mais à publier «un ordre de grandeur». L’idée serait de savoir si ces mandats rapportent plutôt moins de 6000 francs ou alors plus de 250’000.

Peu de chance d’obtenir une majorité

Le conseiller aux États libéral-radical Andrea Caroni soutient la proposition de Lisa Mazzone. «Dans certains cas, il est possible de toucher plusieurs milliers de francs par an en participant à une séance. Il faudrait faire un peu de lumière sur ce point», considère l’Appenzellois.

Ce dernier n’est pourtant pas dupe: il pense que l’intervention de l’écologiste n’a aucune chance de trouver grâce aux yeux de la majorité du Conseil des États, qui vient de refuser une autre proposition allant dans ce sens (lire encadré). Lisa Mazzone croit au contraire que les mesures demandant davantage de transparence de la part des politiciens sont désormais davantage soutenues que par le passé.

Un récent échec

Les règles de transparence dans la politique suisse sont régulièrement discutées sans toutefois faire l’unanimité. Dernier exemple en date: l’initiative parlementaire du conseiller aux États, Beat Rieder (Le Centre/VS) qui demandait d’interdire aux élus siégeant dans des commissions parlementaires à Berne d’accepter des mandats externes rémunérés. Bien que le texte avait recueilli dans un premier temps des soutiens dans les deux Chambres, le Conseil des États a enterré le projet, le 15 décembre dernier. Par contre, le Conseil fédéral a récemment édicté une ordonnance régulant davantage le financement des partis en Suisse, dès les élections fédérales de 2023.

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(jba)

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