24.06.2016 à 04:35

PrésidentielleTrump débarque en Ecosse en plein «Brexit»

Plusieurs opposants se sont organisés pour protester contre le républicain.

David Milne pose devant les drapeaux écossais et mexicain. Il habite juste en face du gold inauguré par Trump et marque ainsi son opposition au républicain, le 23 juin 2016 à Aberdeen (Royaume-Uni).

David Milne pose devant les drapeaux écossais et mexicain. Il habite juste en face du gold inauguré par Trump et marque ainsi son opposition au républicain, le 23 juin 2016 à Aberdeen (Royaume-Uni).

Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, peut s'attendre à un accueil frisquet vendredi en Écosse, où il doit arriver au moment même où les Britanniques connaîtront le résultat du référendum sur l'Union européenne.

C'est le premier déplacement à l'étranger pour le milliardaire new-yorkais depuis qu'il a été investi comme candidat républicain à la Maison Blanche.

Il doit inaugurer vendredi matin la réouverture de l'un de ses parcours de golf écossais, à Turnberry, sur la côte ouest, suivi d'une conférence de presse prévue aux alentours de 12h00 (heure de Suisse).

«Pas le bienvenu»

Les militants de deux associations, «Scotland Against Trump» et «Stand Up To Racism Scotland», ont prévu de protester contre la venue du milliardaire, qui a choqué en Europe par des propos sur les musulmans et sur les migrants.

«L'Ecosse est un pays progressiste, tolérant et multiculturel. Nous combattons le sectarisme représenté par Donald Trump. Il n'est pas le bienvenu ici!», a déclaré Keir McKechnie, un responsable de «Stand Up To Racism» à l'AFP.

Donald Trump doit ensuite se rendre à Aberdeen, à l'est, pour visiter un autre de ses clubs, où plusieurs riverains mécontents l'attendent de pied ferme.

Drapeau mexicain

David Milne, 51 ans, y a même hissé un drapeau mexicain sur sa maison en face du parcours, en «signe de solidarité avec tous ceux que Donald Trump a insultés».

L'Écosse, d'où est originaire la mère de Donald Trump, a pris ses distances avec le candidat républicain dès décembre, à la suite de sa proposition incendiaire de fermer temporairement les frontières américaines aux musulmans en raison du terrorisme islamiste.

Les attaques de Donald Trump contre les Mexicains et sa promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l'immigration clandestine lui ont également valu de nombreuses critiques au Royaume-Uni.

Pas de rencontre avec Cameron

Le Premier ministre britannique David Cameron en personne a qualifié ses propos de «stupides et faux». Si M. Trump «venait dans notre pays, nous serions tous unis contre lui», a-t-il ajouté.

Aucune rencontre n'est prévue entre David Cameron et le milliardaire américain, qui ne passera pas par Londres lors de sa visite. Le Premier ministre britannique sera occupé vendredi matin avec l'annonce du résultat du référendum sur l'UE.

A ce sujet, Donald Trump a dit pencher pour le Brexit, tout en admettant ne s'être «pas trop intéressé à la question» qui a fait l'objet d'une campagne intense au Royaume-Uni et pourrait bouleverser l'Union européenne.

Par certains aspects, son déplacement en Écosse rappellera celui de Barack Obama en Allemagne en juillet 2008, lorsque le sénateur était le candidat probable -mais pas encore investi officiellement- par le parti démocrate.

«Bazar»

Mais le regard des deux Américains sur l'Europe est fondamentalement différent. Là où Barack Obama avait loué l'unité de l'Europe devant des dizaines de milliers de personnes, Donald Trump n'est pas tendre avec le Vieux continent.

En décembre, il fustigeait ses «faibles dirigeants». Trois mois plus tard, après les attentats de Bruxelles, il mettait en garde contre les problèmes «très, très graves» auxquels l'Europe fait face pour contrer l'extrémisme.

Donald Trump a continué sur cette lancée, qualifiant mercredi de «bazar» la situation migratoire en Europe.

(AFP)

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