10.11.2016 à 13:01

SarkozyTrump élu, «ça montre des peuples en colère»

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a commenté jeudi sur France 2 la prise de pouvoir de Donald Trump.

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Un mur anti-immigrés devrait être érigé à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, comme l'a affirmé Donald Trump durant sa campagne électorale. C'est le Congrès américain qui avancera l'argent. (Vendredi 6 janvier 2017)

Un mur anti-immigrés devrait être érigé à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, comme l'a affirmé Donald Trump durant sa campagne électorale. C'est le Congrès américain qui avancera l'argent. (Vendredi 6 janvier 2017)

AFP
Le milliardaire Wang Jianlin, l'un des hommes les plus riches de Chine, a averti Donald Trump que 20'000 emplois étaient menacés aux Etats-Unis, notamment à Hollywood, si le futur président américain devait bloquer ses investissements dans le pays. (Mardi 13 décembre 2016)

Le milliardaire Wang Jianlin, l'un des hommes les plus riches de Chine, a averti Donald Trump que 20'000 emplois étaient menacés aux Etats-Unis, notamment à Hollywood, si le futur président américain devait bloquer ses investissements dans le pays. (Mardi 13 décembre 2016)

Keystone
Moscou nie avoir cherché à faire élire Trump contrairement aux informations parues dans le Washington Post. (Lundi 12 décembre 2016)

Moscou nie avoir cherché à faire élire Trump contrairement aux informations parues dans le Washington Post. (Lundi 12 décembre 2016)

AFP

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, a affirmé, après l'élection de Donald Trump, que «les responsables politiques doivent entendre les peuples» et «ne doivent pas dire que ce sont des populistes», jeudi sur France 2.

«Dix-sept millions d'Anglais ont choisi le Brexit, 58 millions d'Américains ont choisi Donald Trump, ça montre des peuples en colère. Dans la démocratie, il faut que les responsables politiques entendent les peuples et ne disent pas ce sont des populistes» et s'ils le disent, «ils ont tort», a affirmé Nicolas Sarkozy.

Donald Trump «a été choisi, on va voir ce qu'il fait. Il faut faire confiance aux institutions américaines», a-t-il ajouté. «En démocratie, l'électeur a raison, y compris lorsqu'il choisit M. Hollande pour cinq ans. C'est la règle. J'ai félicité M. Hollande, il a exercé le pouvoir, on s'est rendu compte de la catastrophe absolue à laquelle nous étions confrontés», a-t-il ajouté.

«On a Daech toujours»

Selon l'ex-chef de l'Etat, «il y a une colère populaire, il y a une réalité vécue par les gens qui ne se reconnaissent plus dans la façon dont (en parlent) les médias et une grande partie des politiques. Il y a un rapport entre la dénégation des élites et la radicalisation du vote populaire».

A la question «Le monde est-il moins sûr après l'élection de Trump?», M. Sarkozy a répondu: «On a Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, ndlr) toujours, on a le problème du chômage, de la mondialisation qui n'est pas heureuse, du commerce qui n'est pas loyal... Il faut souhaiter que M. Trump prenne les habits de sa fonction».

«J'ai connu ça au moment de (George W.) Bush (président américain de 2001 à 2009)», on n'en a «pas moins aimé les Etats-Unis parce qu'ils avaient choisi Bush qui n'était pas aimé par les élites françaises. On a eu des problèmes et des conflits alors que c'était Obama, adoré des élites françaises», a-t-il également fait remarquer.

Nicolas Sarkozy a également affirmé que l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche donnait «une responsabilité supplémentaire à l'Europe» qui devait «encore plus affirmer sa force, son leadership, sa vision et ses valeurs».

(AFP)

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