Sommet du G7: Trump s'en va sur une note plus conciliante
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Sommet du G7Trump s'en va sur une note plus conciliante

Le président américain a quitté le sommet du G7 sur une note d'apaisement. Il a décollé pour Singapour où il doit rencontrer mardi le leader nord-coréen.

En partant pour Singapour, le président américain a vanté des débats «extrêmement productifs» sur le commerce, l'un des principaux points de friction.

«Nous avons eu des débats extrêmement productifs sur la nécessité d'avoir des échanges commerciaux justes», a-t-il dit, en invitant ses partenaires du G7 à réfléchir à la création d'une zone de libre-échange, lui qui vient d'imposer des taxes sur l'acier et l'aluminium importés. «Supprimer les tarifs douaniers, supprimer les barrières non tarifaires, supprimer les subventions» voilà qui serait la décision «ultime», a déclaré Donald Trump lors d'une conférence de presse.

Concernant l'Iran, autre grande ligne de fracture depuis que les Etats-Unis ont claqué la porte de l'accord nucléaire iranien, le président américain a indiqué que «les Etats du G7 (restaient) décidés à contrôler les ambitions nucléaires» de Téhéran.

La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part annoncé que les dirigeants du G7 s'étaient mis d'accord sur une position commune sur le commerce, bien que des divergences persistent. «Mais cela ne résout pas les problèmes dans le détail. Nous avons des conceptions différentes avec les Etats-Unis», a-t-elle ajouté. Selon elle, un communiqué commun sera publié, mais il marquera l'exception américaine sur les questions environnementales et climatiques.

Probable communiqué commun

La France a également fait savoir que ces discussions, aussi subtiles pour le grand public qu'elles sont sensibles pour les diplomates, étaient «en bonne voie». Il y a une «forte probabilité» que les sept signent un communiqué commun, selon Paris, un texte qui mentionnerait toutefois l'exception américaine sur le climat.

Sur le commerce, les négociations portent sur une formule qui appellerait à la modernisation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), régulièrement objet des foudres de Donald Trump.

Selon la délégation française, le texte pourrait reconnaître qu'un «cadre international basé sur des règles communes bénéficie à tous, plutôt qu'une démarche bilatérale qui ne crée pas ces situations gagnant-gagnant».

Ordre du jour personnalisé

Quel que soit le document dont accouchera ce G7, le sommet a illustré une nouvelle fois la volonté de Donald Trump de dicter son ordre du jour, quitte à dynamiter les usages et le rythme d'un ordre mondial multilatéral - représenté à La Malbaie par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et par la directrice générale du FMI Christine Lagarde.

Le président américain est arrivé le dernier et reparti le premier du cossu hôtel surplombant le Saint-Laurent, où les chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis pendant deux jours. Il est par exemple arrivé en retard samedi pour un petit-déjeuner de travail consacré à l'égalité entre les sexes. Et a tout simplement séché une session consacrée au climat.

Donald Trump n'a jamais caché qu'il donnait la priorité à sa rencontre de mardi avec M. Kim plutôt qu'à cette réunion de famille entre vieux alliés. «C'est une occasion unique» qui «ne se représentera jamais», a assuré samedi le président américain, se disant «vraiment confiant» avant cette rencontre.

(AFP)

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