Etats-Unis: Trump sonne l'hallali de la régulation bancaire

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Etats-UnisTrump sonne l'hallali de la régulation bancaire

Le président américain veut apporter des modifications à la loi Dodd-Frank, adoptée après la crise financière de 2008.

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Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)

AFP
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)

AFP
Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI  de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

Donald Trump continue sa guerre contre James Comey, accusant l'ex-chef du FBI de lâcheté pour avoir fait fuiter à la presse des notes compromettantes sur leurs rencontres privées, (Dimanche 11 juin 2017)

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Donald Trump a signé vendredi deux directives sonnant l'hallali de la réglementation financière élaborée après la crise financière de 2008. Fidèle à sa promesse de déréguler l'économie américaine, il donne aussi toutefois satisfaction à Wall Street.

Le président américain a paraphé un décret ordonnant un réexamen de l'ensemble des lois financières «Dodd-Frank» promulgué en 2010 par Barack Obama. Ces mesures étaient dans le collimateur à la fois des républicains et du secteur financier qui les dénonçaient comme un carcan, nuisibles tant pour les banques que pour les consommateurs.

«Aujourd'hui, nous signons les principes fondamentaux de la réglementation du système financier américain», a déclaré M. Trump depuis le Bureau ovale. «Difficile de faire un truc plus important que ça, hein ?»

La loi a notamment créé l'agence de protection des consommateurs (CFPB). Elle imposait aux banques de renforcer leurs capitaux propres et de se soumettre chaque année à un test de résistance évaluant leur solidité en cas de crise.

Banquiers ravis

L'association bancaire ABA s'est félicitée dans un communiqué de cette initiative. Elle a appelé à «un réexamen attentif et prudent de Dodd-Frank qui devrait permettre de libérer le pouvoir de l'industrie bancaire».

«Nous avons hâte de travailler dans un esprit bipartisan avec le gouvernement, le Congrès et les régulateurs bancaires sur ces changements de pratiques qui conserveront les banques fortes et capables de fournir les capitaux essentiels à la reconstruction de notre économie», ont ajouté les banquiers.

La Réserve fédérale (Fed), principal régulateur du secteur bancaire, n'avait pas encore réagi vendredi à cette mesure.

Pas une faveur aux banques

«Dodd-Frank a été un désastre à la fois à cause son impact mais aussi parce qu'elle n'a pas atteint l'objectif recherché», avait affirmé peu avant Sean Spicer, le porte-parole de la Maison blanche. De son côté, le directeur du Conseil économique national à la Maison Blanche, Gary Cohn, l'ancien numéro 2 de la banque d'affaires Goldman Sachs, a déclaré que l'objectif de déréglementer les marchés financiers n'était pas une faveur accordée aux banques.

«Il s'agit d'être un acteur sur le marché mondial où nous devons, pouvons et aurons une position dominante tant que nous ne nous mettrons pas nous-mêmes à l'écart par la réglementation», a assuré M. Cohn dans un entretien au Wall Street Journal. Il a précisé que «les banques allaient être en mesure de fixer leurs prix plus efficacement et donc au mieux pour les consommateurs».

Toute abrogation substantielle de la loi Dodd-Frank nécessite l'accord du Congrès. Mais l'administration Trump tient à faire savoir qu'elle a l'intention de s'attaquer à la paperasserie.

Menace pour la stabilité financière

Le président Trump a signé un autre décret visant la règle fiduciaire qui oblige les conseillers financiers à agir dans l'intérêt de leurs clients. Cette règle devait entrer en vigueur en avril, mais elle sera reportée, en attendant son réexamen.

«Revenir sur cette règle montre que l'administration Trump est du côté de Wall Street», a réagi l'ONG Public Citizen. Le sénateur démocrate Charles Schumer a protesté affirmant que «le président Trump qui avait promis de tenir tête aux grandes banques, leur permet maintenant d'écrire le code de la route». Il a assuré que les démocrates «feront tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas abroger» la loi Dodd-Frank.

Cette loi n'est pas la seule à se trouver dans le collimateur des républicains. Patrick McHenry, le vice-président de la commission sénatoriale des services financiers, a ainsi fait récemment parvenir à la présidente de la Fed, Janet Yellen, une lettre la sommant de se retirer de toutes les négociations en cours sur la réglementation financière.

Cette offensive tous azimuts inquiète à l'étranger. «Donald Trump est bel et bien une menace pour la stabilité financière. C'est dangereux, nuisible et extrêmement malheureux à l'époque où nous vivons», a déclaré le ministre suédois des Marchés financiers, Per Bolund à l'agence TT.

(ats)

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