Crise de la dette: Tsipras devant le Parlement à Athènes

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Crise de la detteTsipras devant le Parlement à Athènes

Le premier ministre grec va informer vendredi le Parlement sur le cours des négociations entre Athènes et ses créanciers.

Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker, mercredi soir 3 juin à Bruxelles.

Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker, mercredi soir 3 juin à Bruxelles.

Keystone

Alors qu'Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker se sont rencontrés mercredi soir à Bruxelles et ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, le premier ministre a fait savoir jeudi qu'il se rendrait devant le Parlement pour faire état de la discussion avec les créanciers.

«Sur initiative du premier ministre, une discussion extraordinaire aura lieu ce vendredi 5 juin à 18 heures locales (17h) sur les négociations», a indiqué une source gouvernementale.

Aucun vote n'est attendu à la suite du débat, a précisé cette source à l'AFP.

Cette annonce intervient moins de 24 heures après une rencontre importante à Bruxelles entre Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, mercredi soir au cours de laquelle les deux parties se sont félicitées du climat «constructif» des discussions tout en évoquant des divergences de vues sur certaines mesures que la Grèce doit adopter pour assainir ses finances publiques.

Grande catastrophe économique

Le plan d'Athènes, de 46 pages, inclut, selon la presse grecque, une réforme de la TVA, l'unification graduelle des caisses de retraites, la suppression des retraites anticipées et une accélération des privatisations.

Alexis Tsipras a indiqué à l'issue de la réunion mercredi à Bruxelles que dans le plan des créanciers, «il y a des points que personne ne peut considérer comme une base de discussion».

La Grèce «a subi ces cinq dernières années une grande catastrophe économique (...) Des propositions comme couper dans les retraites les plus basses ou augmenter la TVA sur l'électricité ne peuvent être des bases de discussions», a-t-il rappelé.

Engager des «réformes»

En difficulté financière, Athènes doit s'engager à réaliser des «réformes», selon ses créanciers, afin de pouvoir bénéficier de la dernière tranche des prêts de 7,2 milliards d'euros.

Toutefois, ces mesures éventuelles provoquent des réactions de certains députés au sein du parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, au pouvoir depuis fin janvier, qui refusent la poursuite de la politique d'austérité.

(AFP)

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