05.06.2015 à 08:04

Crise de la detteTsipras tente un rapprochement avec Merkel et Hollande

Le premier ministre grec a cherché lors d'une conférence téléphonique avec la chancelière allemande et le président français à élaborer un projet d'accord concernant l'avenir financier du pays.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras.

ARCHIVES, Keystone

Le premier ministre grec, la chancelière allemande et le président français ont tenté jeudi soir de rapprocher leurs positions sur la dette de la Grèce lors une conférence téléphonique. «L'entretien a eu lieu dans un climat constructif et bon», a indiqué une source grecque.

Le premier ministre Alexis Tsipras a répété à la chancelière Angela Merkel et au président François Hollande que «la proposition des créances ne pouvait pas constituer une base des discussions» pour un projet d'accord concernant l'avenir financier du pays, a précisé la source gouvernementale.

Alexis Tsipras a par ailleurs annoncé à ses ministres qu'il ne pouvait pas accepter les «propositions extrêmes» qui lui ont été soumises mercredi à Bruxelles par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a poursuivi la source.

Le chef du gouvernement, qui doit informer le Parlement grec de l'avancée des négociations vendredi après-midi, a souligné que les créanciers devaient comprendre que le peuple grec a assez souffert et qu'ils doivent «arrêter de jouer à ses dépens», a-t-elle ajouté.

«Lignes rouges» tracés

Les propositions de l'UE et du FMI, qui ont demandé à Alexis Tsipras de s'engager à réduire les dépenses de retraite, à réformer le marché du travail et à poursuivre un programme de privatisations, ont suscité un tollé dans les rangs de Syriza, le parti du premier ministre, car elles franchissent les «lignes rouges» tracées par Athènes pour ces négociations.

Une nouvelle séance de négociation envisagée vendredi soir à Bruxelles a été annulée faute de contre-proposition grecque, ont déclaré des responsables de la zone euro.

Les créanciers craignent qu'une troisième extension du plan d'aide ne s'avère nécessaire, ont-ils ajouté, après l'annonce par Athènes du regroupement en une seule échéance payable le 30 juin de ses quatre remboursements dus ce mois-ci au FMI - 1,6 milliard d'euros au total.

C'est la première fois depuis le début de la crise de la dette il y a cinq ans que le gouvernement grec n'honore pas une échéance de remboursement des 240 milliards d'euros qui lui ont été prêtés.

(ats)

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