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FootballTunisie - Suisse La Suisse termine sa belle année sur un succès par Julien Pralong/Sousse

Un frappe puissante de Xherdan Shaqiri à la...

96e a offert à la Suisse une «chanceuse victoire» 2-1 en Tunisie, de l'aveu d'Ottmar Hitzfeld lui-même. Il n'en reste pas moins que la sélection nationale boucle son année sur un excellent bilan de six succès, un nul et deux défaites. L'observateur doit toujours se montrer mesuré au moment de tirer les enseignements d'un match amical. Car, nonobstant les discours résolument conquérants des veilles de rencontre, l'absence d'enjeu direct force irrémédiablement les joueurs à ne pas donner leur maximum. Impossible toutefois de ne pas se dire que les habituels remplaçants Reto Ziegler et Blerim Dzemaili n'ont pas vraiment marqué des points en vue de s'imposer dans le onze de base de Hitzfeld. Le Vaudois s'est cependant déclaré satisfait de sa prestation, eu égard à ses douleurs dorsales (il craint une hernie). «Je ne voulais pas laisser passer cette chance, explique-t-il, alors je suis venu et j'ai joué en serrant les dents.» Hitzfeld défend Sommer Yann Sommer a lui presque fait tout juste, dans son duel à distance avec Marco Wölfli pour le rôle de doublure attitrée de Diego Benaglio dans les buts et donc de titulaire en mars à Chypre. Le Bâlois, admirable de par sa lecture du jeu et donc régulièrement décisif dans ses sorties, n'est toutefois vraisemblablement pas exempt de tout reproche sur l'égalisation de Dhaouadi à la 59e, d'une frappe plutôt molle prise de plus de 20 mètres. «Ce n'est pas une erreur de Yann, le défend néanmoins Hitzfeld. Ce tir était inarrêtable.» La Suisse avait jusque-là correctement fait son travail, sans briller mais sans trembler. Tout au plus avait-elle connu quelques difficultés dans les vingt premières minutes pour contenir un Oussama Darragi très en jambes en début de partie, du moins bien plus que du côté du FC Sion. La Suisse aurait ainsi pu prendre l'avantage à la 18e déjà, bénéficiant d'un penalty que Gökhan Inler - qui avait réussi dans cet exercice face à l'Albanie - manquait devant Mathlouthi. Le 1-0 est tombé 22 minutes plus tard, grâce à subtil coup franc de Tranquillo Barnetta pour la tête d'Eren Derdiyok. L'avant-centre de Hoffenheim s'est fait l'auteur de son 8e but en 44 sélections, son premier depuis son triplé de mai contre l'Allemagne et, surtout, son premier de la saison club y compris. L'avenir de Djourou Mis à part une belle opportunité pour ce même Derdiyok à la 67e et la réussite de Shaqiri (inscrite à onze contre dix après l'expulsion de Bedaoui à la 74e), les hommes de Hitzfeld ne se sont plus véritablement montrés dangereux par la suite. «Nous avons affiché un bel état d'esprit et notre performance a été bonne, même s'il a peut-être manqué par endroit un peu de rythme», estime un Johann Djourou étonnant de présence physique malgré son temps de jeu famélique à Arsenal. «Je me sens bien, je travaille beaucoup, c'est important pour un joueur qui ne joue pas en club. Surtout quand cela n'est pas justifié. Je vais m'asseoir à une table la semaine prochaine pour en discuter et envisager mon avenir.» Ben Khalifa dans «son» stade A noter l'entrée à la 72e de Nassim Ben Khalifa, dans le Stade olympique de son enfance, et celle de son compère néophyte de GC Izet Hajrovic à la 84e. Le joueur bi-national peut toutefois encore opter pour la Bosnie-Herzégovine tant qu'il n'a pas été aligné dans un match de compétition. La suite du programme de l'équipe de Suisse passe par une nouvelle partie amicale, le 6 février en Grèce. Un ultime test avant la reprise des choses sérieuses, la 5e journée des éliminatoires du Mondial 2014 à Chypre fin mars. Note aux rédactions: 2e version

(SI)

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