Actualisé 11.06.2020 à 23:33

Twitter ferme des comptes chinois, turcs et russes

Propagande

Un «noyau» de 23'750 comptes liés à la Chine a été supprimé, mais aussi 7340 comptes associés à la Turquie et 1152 à la Russie.

Le contenu de ces comptes a été sauvegardé sur une base de données à des fins de recherche scientifique, a précisé Twitter.

Le contenu de ces comptes a été sauvegardé sur une base de données à des fins de recherche scientifique, a précisé Twitter.

Keystone

Twitter a annoncé vendredi la fermeture de plusieurs dizaines de milliers de comptes «liés aux États» chinois, russe et turc et utilisés à des fins de propagande et de désinformation. Le réseau social a indiqué avoir désactivé un «noyau» de 23'750 comptes liés à la Chine et relayés par quelque 150'000 autres comptes servant d'«amplificateurs». Twitter a en outre fermé 7340 comptes liés à la Turquie et 1152 liés à la Russie.

Tous ces comptes ont été fermés mais leur contenu a été sauvegardé sur une base de données à des fins de recherche scientifique, a précisé Twitter. Le géant américain a expliqué que le réseau de comptes chinois avait été découvert à l'aide d'outils mis en place en août dernier pour effacer les comptes liés à Pékin lors des manifestations pro-démocratie à Hong Kong.

Ce réseau publiait des tweets, principalement en chinois et vraisemblablement destinés à la diaspora, «diffusant des théories géopolitiques favorables au Parti communiste chinois, tout en soutenant des théories trompeuses sur la dynamique politique à Hong Kong», a expliqué Twitter dans une note d'analyse.

«Répandre de la propagande»

Ces milliers de comptes ont également servi à promouvoir les vues de Pékin concernant la lutte contre le coronavirus, puis les manifestations antiracistes aux États-Unis, a indiqué le groupe de réflexion australien ASPI, qui a analysé le flux de tweets. «Alors que le Parti communiste chinois n'autorise pas le peuple chinois à utiliser Twitter, notre analyse montre qu'il n'hésite pas à s'en servir pour répandre de la propagande et de la désinformation au niveau international», a estimé un des responsables d'ASPI, Fergus Hanson, dans sa note d'analyse.

Quant au réseau de comptes turcs, détecté début 2020, il se consacrait principalement à la promotion du président Recep Tayyip Erdogan et du parti au pouvoir, selon Twitter. Les comptes russes servaient eux aussi à promouvoir le parti au pouvoir et à attaquer ses détracteurs.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!