17.12.2016 à 02:38

Etats-UnisUber laisse ses voitures autonomes sur les routes

La Californie avait formellement demandé à la firme de retirer ses véhicules, faute d'autorisation.

Un modèle de la voiture autonome de Uber, de marque Volvo, présenté à Pittsburg le 13 septembre 2016.

Un modèle de la voiture autonome de Uber, de marque Volvo, présenté à Pittsburg le 13 septembre 2016.

AFP

Le groupe Uber a indiqué vendredi avoir l'intention de laisser ses voitures autonomes circuler dans San Francisco, refusant ainsi d'obtempérer à la requête des autorités californiennes qui ont prévenu jeudi que leur présence dans les rues était illégale.

«Avec tout notre respect, nous sommes en désaccord avec l'interprétation du Département des véhicules à moteur (DMV) de Californie de la régulation de l'autonomie, en particulier sur le fait qu'Uber a besoin d'une autorisation pour opérer à San Francisco», a déclaré Anthony Levandowski, vice-président du groupe, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

«Bien que ces (voitures autonomes) soient considérées aujourd'hui comme le nec plus ultra, elles ont toujours besoin d'être supervisées par un opérateur en permanence», a-t-il relevé.

Rappel à l'ordre

M. Levandowski a souligné qu'à l'instar des voitures du constructeur américain Tesla équipées d'un système d'assistance à la conduite Autopilot, la personne se trouvant à bord des voitures autonomes d'Uber a la possibilité d'en reprendre les commandes à tout moment.

Dans un courrier adressé à Uber, un responsable du DMV californien a prévenu jeudi qu'il était «illégal pour l'entreprise de faire rouler des véhicules sans chauffeur sur des routes publiques tant qu'elle n'a pas reçu le permis» adéquat.

«Si Uber ne confirme pas immédiatement qu'il cessera son expérience et qu'il demandera un permis, le DMV engagera des actions judiciaires», a écrit Brian Soublet.

Ce rappel à l'ordre est intervenu au lendemain du lancement d'une nouvelle phase de test, cette fois à San Francisco après Pittsburgh (Pennsylvanie) mi-septembre.

«Conversations franches»

Anthony Levandowski a affirmé qu'Uber n'avait pas l'intention de demander d'autorisation auprès de l'Etat de Californie, et comptait bien continuer à prendre en charge des clients à San Francisco malgré la menace de poursuites brandie par le DMV californien.

Selon lui, il s'agit d'une «importante question de principes» portant sur «l'application inégale de la réglementation dans l'Etat».

Le vice-président d'Uber a précisé que des «conversations franches» étaient en cours avec les régulateurs, avec l'espoir de les convaincre que les voitures autonomes du groupe ne sont pas différentes de celles de Tesla.

«Nous avons une personne assise dans le siège du conducteur, et il y a aussi une personne juste à côté pour surveiller le système et vérifier que tout se passe bien», a-t-il relevé. «Elles sont en mesure de prendre le contrôle du véhicule à tout moment.»

(AFP)

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