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Etats-UnisUber règle des plaintes à l'amiable

L'entreprise américaine était accusée d'avoir toléré l'usage d'un logiciel pour suivre des clients et de ne pas avoir assez protégé les données de 100'000 de ses chauffeurs.

Uber traverse depuis sa création une série de scandales et d'accusations.

Uber traverse depuis sa création une série de scandales et d'accusations.

Keystone

Uber a réglé à l'amiable des plaintes selon lesquelles il n'a pas suffisamment protégé les données informatiques de ses clients et de ses chauffeurs, a annoncé mardi la Commission fédérale du commerce américaine (FTC). Le service de location de voitures avec chauffeur ne devra pas payer d'amende.

Uber s'est engagé dans le cadre de cet accord à améliorer ses systèmes de protection des données. La société faisait notamment face à des accusations lui reprochant d'avoir laissé ses employés utiliser un logiciel, appelé «God View» (la vue de dieu). Celui-ci permettait de suivre les déplacements des clients et avait été dénoncé comme susceptible de pister d'éventuels enquêteurs et journalistes. Une autre plainte dénonçait Uber pour ne pas avoir suffisamment protégé les données de 100'000 de ses chauffeurs.

«Uber a manqué à ses obligations vis à vis des consommateurs de double façon: Premièrement en ne disant pas la vérité sur la manière dont il contrôlait l'accès de ses employés aux données personnelles de ses utilisateurs et de ses chauffeurs et, deuxièmement, en affirmant faussement qu'il avait pris des mesures suffisantes pour protéger ces données», a déclaré la présidente par intérim de la FTC Maureen Ohlhausen, citée dans un communiqué.

Des audits dans le futur

Dans le cadre du règlement, Uber devra notamment mettre en place des audits indépendants et pourra être passible d'amendes s'il n'améliore pas la protection des données privées, indique la FTC. Celle-ci rappelle qu'en novembre 2014 Uber s'était déjà engagé à ce que ses employés ne puissent pas accéder aux données des clients et des chauffeurs en dehors des raisons de service.

Uber traverse depuis sa création une série de scandales et d'accusations liés à la manière dont il gère son service et paie ses chauffeurs ainsi que sur sa culture d'entreprise. Le groupe californien est de surcroît en pleine bataille entre ses actionnaires sur le remplacement de son ex-PDG et fondateur Travis Kalanick qui a démissionné en juin sous la pression d'une partie de son conseil d'administration.

(ats)

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