Monde: UBS veut le télétravail pour un tiers des effectifs
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MondeUBS veut le télétravail pour un tiers des effectifs

Le numéro un bancaire suisse, employer de quelque 70 000 salariés, compte faire réaliser définitivement ses fonctions administratives à distance.

«Nous allons assister à une situation hybride», a expliqué Sabine Keller-Busse, directrice des opérations, anticipant «beaucoup moins de déplacements». Ici, le siège d'UBS à Zurich.

«Nous allons assister à une situation hybride», a expliqué Sabine Keller-Busse, directrice des opérations, anticipant «beaucoup moins de déplacements». Ici, le siège d'UBS à Zurich.

Keystone

Le groupe bancaire UBS pourrait bien établir dans la durée le travail à distance imposé par la crise de Covid-19 pour bon nombre de ses quelque 70 000 salariés répartis dans une cinquantaine de pays à travers le monde.

Dans un entretien accordé à «Bloomberg», Sabine Keller-Busse, directrice des opérations du numéro un bancaire helvétique, a laissé entendre que jusqu'à un tiers des employés pourraient poursuivre le télétravail de façon permanente.

La responsable a tenu à souligner la distinction entre les différents rôles. Ainsi, les fonctions administratives sont les plus susceptibles de continuer à travailler à distance, tandis que les tâches liées aux activités de négoce sont plus facilement réalisées depuis le bureau.

«Beaucoup moins de déplacements»

«Nous allons assister à une situation hybride», a-t-elle ajouté, anticipant «beaucoup moins de déplacements». Selon elle, le secteur bancaire pourrait mettre en place une répartition similaire entre télétravail et activité présentielle, ce qui entraînera un besoin moindre en immobilier à long terme.

Elle a également déclaré que la banque était prête à interrompre ses plans ou faire marche arrière en cas de deuxième vague d'infection.

Le concurrent Credit Suisse a déclaré que l'essor de la banque en ligne, accéléré par la pandémie, pourrait se traduire à moyen terme par une des dépenses immobilières et des effectifs, pouvait-on lire mardi sur le site de «Bloomberg».

(ats)

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