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ObsèquesUltime hommage au policier new-yorkais assassiné

Des milliers de policiers, venus de tous les Etats-Unis, ont assisté dimanche à Brooklyn aux obsèques de Wenjian Liu, assassiné fin décembre avec un collègue dans ce quartier de New York.

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La veuve du policier tué tient un portrait de celui-ci durant les obsèques. (4 janvier 2015).

La veuve du policier tué tient un portrait de celui-ci durant les obsèques. (4 janvier 2015).

AFP
Des milliers de policiers ont assisté à Brooklyn aux obsèques de leur collègue Wenjian Liu. (4 janvier 2015).

Des milliers de policiers ont assisté à Brooklyn aux obsèques de leur collègue Wenjian Liu. (4 janvier 2015).

AFP
Des milliers de policiers ont assisté à Brooklyn aux obsèques de leur collègue Wenjian Liu. (4 janvier 2015).

Des milliers de policiers ont assisté à Brooklyn aux obsèques de leur collègue Wenjian Liu. (4 janvier 2015).

AFP

Des milliers de policiers, venus de tous les Etats-Unis, ont assisté ce dimanche 4 janvier à Brooklyn aux obsèques de Wenjian Liu, assassiné fin décembre avec un coéquipier dans ce quartier de New York. Un petit nombre d'agents ont profité de la cérémonie pour défier une nouvelle fois le maire de New York.

Quelques dizaines de policiers, parmi la foule très dense venue aux funérailles de Wenjian Liu, ont tourné ostensiblement le dos aux écrans où apparaissait le maire Bill de Blasio qui prenait la parole, selon les images de télévision et des photos diffusées sur les réseaux sociaux.

Le responsable de la police Bill Bratton, qui a serré nombre de mains avant d'entrer dans le bâtiment, avait exhorté les agents à s'abstenir de tout acte irrévérencieux, afin de respecter la mémoire du policier assassiné.

La cérémonie elle-même qui se déroulait dans un funérarium de Brooklyn n'a pas été perturbée. Le maire a rendu hommage au «courage, au sacrifice et à la gentillesse» de Wenjian Liu, premier policier sino-américain de New York à être tué en service. «Toute la ville a le coeur brisé», a ajouté le maire.

Rêve américain

Pour le maire, l'agent, immigré de Chine à 12 ans, était l'incarnation du rêve américain. «C'est un conte classique de New York», a-t-il dit.

En larmes, la jeune veuve qui a épousé Wenjian Liu quelques mois avant sa mort, a salué la mémoire de son époux, son «âme soeur» et un «mari merveilleux».

Le cercueil du policier, drapé des couleurs de la NYPD (New York city Police Department), a ensuite été déposé dans un corbillard par six policiers en uniforme. Les porteurs ont plié le drapeau et l'ont remis à la veuve.

Le cortège, précédé de nombreuses motos de police, s'est rendu au cimetière entre une impressionnante haie de milliers de policiers. Les joueurs de cornemuse du NYPD, en kilt, ont aussi rendu hommage à leur camarade, comme le veut la tradition de cette force de police, marquée par les origines irlandaises de nombre de ses membres depuis sa création en 1845.

Les funérailles de Wenjian Liu avaient été retardées pour permettre à la famille de faire le voyage de Chine.

Trop bienveillant

Le 27 décembre, des centaines de policiers avaient déjà tourné le dos aux écrans montrant M. de Blasio lors des funérailles de Rafael Ramos, le second officier de police exécuté le 20 décembre par un déséquilibré de 28 ans. L'homme, qui s'est ensuite suicidé, affirmait vouloir venger Michael Brown et Eric Garner, deux Noirs non armés, tués cet été par la police.

Bill de Blasio avait même été sifflé quelques jours plus tard lors d'une cérémonie de prestation de serment de policiers fraîchement diplômés. Il a été accusé par certains policiers de ne pas assez les soutenir et d'être trop bienveillant envers les manifestants qui ont protesté à répétition à New York.

Conseil paternel maladroit

Certains policiers ne lui ont pas pardonné non plus d'avoir déclaré début décembre qu'il avait expliqué à son fils adolescent, qui est métis, qu'il devait faire attention dans ses interactions avec la police.

Une réunion mardi passé entre le maire et cinq syndicats de police, pour essayer d'apaiser les tensions, n'a permis aucune avancée. Les responsables de deux de ces syndicats avaient accusé Bill de Blasio d'avoir du sang sur les mains après le double meurtre.

(ats)

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