Actualisé 24.04.2020 à 14:36

Initiative historique pour les vaccins contre le Covid-19

Coronavirus

L'OMS travaille depuis plusieurs semaines avec des milliers de chercheurs. Septante vaccins sont actuellement testés. Les décideurs sont déterminés à assurer une distribution équitable.

Le siège de l'OMS à Genève.

Le siège de l'OMS à Genève.

Keystone

L'ONU a lancé vendredi une initiative mondiale «historique» réunissant de nombreux pays, dont la France et l'Allemagne, pour accélérer la production de vaccins, traitements et tests contre le nouveau coronavirus et en assurer un accès équitable.

Cette initiative présentée au cours d'une conférence de presse virtuelle réunit de nombreux pays, des organisations internationales dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des fondations et entreprises privées.

«C'est une collaboration historique pour accélérer le développement, la production et la distribution équitable de vaccins, de diagnostics et de traitements contre le Covid-19», a déclaré le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. «Notre engagement commun est d'assurer que tous aient accès à tous les instruments visant à triompher du Covid-19», a-t-il ajouté.

Sont également intervenus le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs des gouvernements italien Giuseppe Conte et espagnol Pedro Sanchez, ainsi que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Ni la Chine, où les premiers cas du nouveau coronavirus ont été annoncés fin décembre, ni les Etats-Unis, aujourd'hui l'épicentre de la pandémie avec près de 50.000 décès et 900'000 cas, n'étaient représentés.

A ce jour, la pandémie a fait plus de 190'000 morts dans le monde et 2,7 millions de personnes ont été officiellement contaminées, selon le décompte de l'AFP. Emmanuel Macron a appelé à rendre un vaccin «accessible partout, y compris dans les pays les plus vulnérables. C'est aussi ce qui nous permettra de retrouver le plus vite possible une vie normale».

Vaincre la pandémie de nouveau coronavirus exige «l'effort de santé publique le plus massif de l'histoire», a de son côté prévenu le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

«Le monde a besoin de développer, de produire et d'assurer une distribution équitable» des vaccins et traitements quand ils seront disponibles, «pas d'un vaccin ou de traitements pour un pays ou une région ou une moitié du monde - mais un vaccin et un traitement qui soit abordable, sûr, efficace, qu'on puisse administrer facilement et disponible de façon universelle - pour tous, partout», a-t-il insisté.

Le nombre d'acteurs réunis est «inédit», a relevé de son côté Emmanuel Macron. «Si on veut gagner contre ce virus, on doit soutenir tous les systèmes de soin» et cette initiative permettra d'aider «les pays les plus vulnérables». Le président français a appelé à rendre accessibles partout, dès qu'ils seront en vigueur, les vaccins, les tests et les soins «à toutes les populations». Il a ajouté qu'il chercherait à étendre ce partenariat à tous les membres du G20 et à «réconcilier les Etats-Unis et la Chine».

De son côté, l'Alliance mondiale pour les vaccins (GAVI), établie à Genève, a relevé dans la matinée que plus de 70 possibles vaccins étaient testés. Elle s'attend encore à ce que le nombre soit multiplié par près de trois.

Elle appelle aussi à ne pas interrompre les campagnes d'immunisation contre les autres pathologies. Lorsque celles-ci sont suspendues, 128 décès sont observés pour chaque décès du coronavirus. L'OMS a, elle, recommandé en revanche d'interrompre provisoirement les campagnes préventives de vaccination là ou aucune épidémie active de maladies évitables n'est observée.

(ats)

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