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BrexitUn accord avec l’UE possible «dans les prochains jours»

Alors que la période de transition post-Brexit touche bientôt à sa fin, le chef de la diplomatie irlandaise estime qu’un accord prochain entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est possible à condition de garder son «sang-froid».

Londres et Bruxelles ont très peu de temps pour s’accorder s’ils veulent éviter un «no deal».

Londres et Bruxelles ont très peu de temps pour s’accorder s’ils veulent éviter un «no deal».

KEYSTONE

Le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney a jugé jeudi possible un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur leur relation commerciale post-Brexit «dans les prochains jours» si les Européens conservent leur «sang-froid».

À l’approche de la fin de la période de transition post-Brexit le 31 décembre, Londres et Bruxelles ont très peu de temps pour s’accorder s’ils veulent éviter un «no deal», créant selon des sources européennes des tensions entre les membres de l’UE sur les concessions à accorder.

«C’est le moment de garder notre sang-froid», a déclaré Simon Coveney à la radio irlandaise Newstalk, ajoutant que les pays membres de l’UE devraient faire confiance à leur négociateur en chef, Michel Barnier. «Je crois que si nous faisons cela, il y a de bonnes chances que nous puissions conclure un accord dans les prochains jours», a-t-il ajouté.

Simon Coveney photographié en février 2019 à Genève.

Simon Coveney photographié en février 2019 à Genève.

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Période de transition

Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne le 31 janvier dernier, mais reste soumis aux règles européennes durant une période de transition s’achevant à la fin de l’année.

Sans accord pour régir leur relation, les deux parties échangeront selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas. Au risque d’un nouveau choc économique s’ajoutant à celui de la pandémie.

Or, pour qu’un éventuel accord puisse être ratifié dans les temps par les parlements britannique et européen, les négociations doivent se conclure dans les tous prochains jours.

«Le temps manque»

«Ce n’est pas un secret que le temps manque, pour les deux parties», a déclaré Simon Coveney, actuellement en visite à Paris pour «échanger des points de vue sur le Brexit» avec des responsables du gouvernement français en charge de l’Europe.

Il a expliqué qu’il espérait qu’un accord soit conclu, mais qu’il n’y aurait «pas de nouvelles prolongations» et «pas de temps supplémentaire» accordé au-delà du 1er janvier, après expiration de la période de transition.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, est «optimiste» quant à l’issue des négociations, mais il est prêt à se satisfaire d’un «no deal» le 31 janvier prochain en cas d’échec, a indiqué mercredi Downing Street.

(AFP/NXP)

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4 commentaires
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Espero Berta

03.12.2020 à 16:16

En janvier l'EU aura peut être compris que l'arrogance dont elle a fait preuve depuis le début du Brexit était une mauvaise stratégie si c'est le cas des vraies négociations pourront alors avoir lieu dans le respect de la Grande Bretagne et d'une bonne compréhension des intérêts réciproques

Michel Gasser

03.12.2020 à 14:11

Cela va se passer comment entre l'Eire et l'Ulster ?

Chris Debrabant

03.12.2020 à 13:40

C'est ainsi que les Athéniens s'atteignirent : on va bien rigoler. Les tapis médiatiques (ceux sous lesquels on balaie) vont gagner en hauteur ! A voir si le public se souviendra de toutes les absurdités égrenées tout au long de ce Brexit...