Crise turque: Un Allemand récemment arrêté en Turquie libéré

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Crise turqueUn Allemand récemment arrêté en Turquie libéré

Le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé la libération d'un de ses ressortissants, détenu depuis la semaine passée.

(Image prétexte) Au total, selon Berlin, 11 Allemands sont détenus pour des motifs «politiques» en Turquie. (Lundi 4 septembre 2017)

(Image prétexte) Au total, selon Berlin, 11 Allemands sont détenus pour des motifs «politiques» en Turquie. (Lundi 4 septembre 2017)

AFP

L'un des deux ressortissants allemands arrêtés la semaine passée en Turquie pour «raisons politiques» a été libéré, a annoncé lundi le ministère allemand des Affaires étrangères.

«Nouvelle positive»

«L'avocat de l'une des personnes concernées nous a confié qu'elle avait été libérée, sans condition», a indiqué un porte-parole du ministère, précisant qu'il s'agissait d'une «nouvelle positive» dans un contexte de tensions croissantes entre Berlin et Ankara.

Le ministère a cependant ajouté attendre encore une confirmation formelle de la part des autorités turques. En revanche, la diplomatie allemande reste toujours sans nouvelle de la seconde personne arrêtée.

Au total, selon Berlin, 11 Allemands sont détenus pour des motifs «politiques» en Turquie. Le cas le plus emblématique est celui du germano-turc Deniz Yücel, correspondant du journal Die Welt en Turquie, détenu depuis fin février pour propagande «terroriste» et incitation à la haine.

Tensions entre les deux pays

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé au prédicateur musulman Fethullah Gülen, qui nie les faits.

Ankara accuse Berlin de faire preuve d'indulgence envers des «terroristes», en abritant des séparatistes kurdes et des putschistes présumés.

L'Allemagne, de son côté, condamne fermement l'ampleur des purges entreprises en Turquie après le putsch manqué et au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées.

«Je ne vois pas l'adhésion arriver»

Dimanche soir, Mme Merkel a encore durci le ton à l'encontre du pouvoir turc, se disant favorable à l'arrêt des négociations de son adhésion à l'UE et en indiquant ne pas croire que ce pays rejoindra un jour le bloc européen.

«Je ne vois pas l'adhésion arriver et je n'ai jamais cru que cela puisse survenir», a expliqué Mme Merkel, lors d'un débat télévisé en vue des élections législatives allemandes du 24 septembre.

(AFP)

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