Un arbre de Noël amoché symbole d’espoir dans une décharge brésilienne
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BrésilUn arbre de Noël amoché symbole d’espoir dans une décharge

Prise au début novembre, l’image d’un petit Brésilien extirpant un arbre de Noël en plastique d’une décharge a suscité un énorme mouvement de solidarité, la famille recevant de nombreux dons.

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L’image du jeune Gabriel Silva, tenant un sapin de Noël en plastique trouvé dans une décharge, a fait le tour du monde.

L’image du jeune Gabriel Silva, tenant un sapin de Noël en plastique trouvé dans une décharge, a fait le tour du monde.

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À 12 ans, Gabriel rêve de devenir footballeur.

À 12 ans, Gabriel rêve de devenir footballeur.

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Quand il n’est pas en cours, Gabriel aide sa mère à ramasser des déchets recyclables dans la décharge.

Quand il n’est pas en cours, Gabriel aide sa mère à ramasser des déchets recyclables dans la décharge.

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En fouillant dans des monticules de déchets nauséabonds, entre vautours et chiens errants, Gabriel Silva, jeune Brésilien de 12 ans, a trouvé un trésor au milieu de la décharge sauvage: un petit arbre de Noël en plastique, qui pourrait changer sa vie. À première vue, pas de quoi nourrir sa famille. Mais la scène immortalisée par un photographe collaborateur de l’AFP, le 8 novembre, a fait le tour du monde.

À quelques semaines des fêtes de fin d’année, l’image de cet adolescent noir, maigrichon et torse nu, brandissant un sapin tout cabossé d’une trentaine de centimètres, a suscité un élan de solidarité. «Je n’avais jamais eu de sapin de Noël chez moi», confie le jeune garçon, qui rêve de devenir footballeur professionnel.

Vêtements, matelas, nourriture

Gabriel vit avec sa mère et ses deux grands frères dans une modeste maison en pisé à Pinheiro, petite ville de campagne de l’État du Maranháo (nord-est). Sur le sol, pas de carrelage, juste de la terre battue marron foncé. De l’intérieur, on aperçoit le ciel par l’espace ouvert entre le mur et le toit de chaume. Mais à présent, cette modeste demeure est décorée par un arbre de Noël. Pas celui de la décharge, mais un grand sapin artificiel, tout neuf, avec une étoile dorée au sommet, des boules, dorées elles aussi, et une guirlande clignotante. C’est un des nombreux dons reçus par sa famille depuis que la photo iconique est devenue virale sur les réseaux sociaux.

«On a aussi reçu des vêtements, des matelas et des paniers de nourriture. Dieu merci, on pourra passer Noël tranquille», s’émeut Maria Francisca Silva, 45 ans, mère de Gabriel, qui gagne environ 600 réais par mois (un peu moins de 100 francs) en revendant des déchets recyclables provenant de la décharge voisine.

Le rêve, une maison en dur

Des cagnottes en ligne, recueillant des dons provenant de tout le pays, devraient bientôt lui permettre de réaliser son rêve pour la famille: construire une vraie maison, en dur. Grâce à un premier don de 500 réais (83 francs), elle a déjà pu acheter une pompe hydraulique pour remonter l’eau du puits creusé près de sa maison. «Mon cadeau préféré, c’est le vélo», dit pour sa part Gabriel, qui a reçu une bicyclette de la part d’une enseignante de son collège.

Quand il n’est pas en cours, l’adolescent aide sa mère à ramasser des déchets recyclables dans la décharge. «Je préfère l’amener avec moi, parce que s’il reste seul, il risque de traîner dans la rue et de prendre de la drogue. C’est un bon garçon, il a toujours voulu m’aider», raconte Maria Francisca. Mais aujourd’hui, Gabriel est devenu une célébrité: «Les gens ne me laissent pas en paix, ils veulent prendre des photos de moi sans arrêt», dit le garçon.

«Cette décharge, c’est une scène d’apocalypse. Il y a de la fumée partout, les gens ramassent les déchets au milieu des chiens errants et des vautours…»

Eurico Arruda, auteur de la vidéo et défenseur des droits à Pinheiro

Le photographe João Paulo Guimaraes, qui réside dans l’État voisin du Para, a eu l’idée de faire ce reportage en voyant une vidéo choquante: des habitants du quartier couraient après un camion transportant les déchets d’un supermarché pour les déverser dans la décharge. «C’était de la folie, il y avait une cinquantaine de personnes. C’est le dernier degré de la misère», décrit Eurico Arruda, auteur de la vidéo et défenseur des droits à Pinheiro. «Cette décharge, c’est une scène d’apocalypse. Il y a de la fumée partout, les gens ramassent les déchets au milieu des chiens errants et des vautours»

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(AFP)

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