humoristique: Un artiste de rue «rhabille» les panneaux de signalisation
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humoristiqueUn artiste de rue «rhabille» les panneaux de signalisation

Avec Clet Abraham, les panneaux «sens interdit» se couvrent de femmes nues, de fleurs ou de petits bonshommes subversifs.

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«Ca peut être vu comme un clin d'œil humoristique, mais pour moi c'est une recherche plus profonde: c'est une réflexion sur la loi, la manière dont on l'impose, et dont on peut la contester», a explique Clet Abraham.

«Ca peut être vu comme un clin d'œil humoristique, mais pour moi c'est une recherche plus profonde: c'est une réflexion sur la loi, la manière dont on l'impose, et dont on peut la contester», a explique Clet Abraham.

AFP
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Depuis six ans, un artiste français installé en Italie «rhabille» les panneaux de signalisation dans les villes, comme cette semaine à Mulhouse (Haut-Rhin) où son travail a été «officiellement toléré» par la municipalité.

«Ca peut être vu comme un clin d’œil humoristique, mais pour moi c'est une recherche plus profonde: c'est une réflexion sur la loi, la manière dont on l'impose, et dont on peut la contester», explique à l'AFP Clet Abraham, 49 ans, qui a déjà installé ses autocollants dans les rues de Paris, New York, Tokyo ou Hong Kong.

Ainsi détourné, le panneau arbore un policier amoureux penché sur la barre blanche du «sens interdit», la silhouette noire d'un ouvrier muni d'un burin pour détruire la signalétique, ou celle d'un Christ crucifié sur le symbole «impasse».

Critique du caractère autoritaire

«Je respecte la fonction du panneau, mais je critique son caractère autoritaire», indique Clet (son nom d'artiste), qui veille toutefois à préserver la lisibilité du panneau et à ne pas endommager le mobilier urbain de manière irréversible.

Revendiquant un «esprit subversif qui touche les gens», l'artiste a présenté cette semaine son travail dans une galerie mulhousienne... en présence du maire (LR) Jean Rottner, venu assister au vernissage.

Il en a profité pour redécorer les panneaux de la ville. Les services municipaux «étaient prévenus en amont et ne s'y sont pas opposés», a précisé à l'AFP une porte-parole. Contrairement à d'autres villes où l'artiste a eu davantage d'ennuis avec les autorités, notamment au Japon l'an dernier.

(AFP)

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