Bangladesh: Un assaut contre des «islamistes» fait 4 morts

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BangladeshUn assaut contre des «islamistes» fait 4 morts

Deux explosions ont fait 4 morts et 42 blessés samedi, près d'un building que l'armée tente de reprendre à des assaillants.

Un véhicule blindé, dans les rues de Dacca, au Bangladesh. Les autorités soupçonnent que cet attentat est perpétré par la branche locale de Daech, le JMB. (Image - 25 mars 2017)

Un véhicule blindé, dans les rues de Dacca, au Bangladesh. Les autorités soupçonnent que cet attentat est perpétré par la branche locale de Daech, le JMB. (Image - 25 mars 2017)

AFP

Au moins quatre personnes ont été tuées et 42 autres blessées samedi dans deux explosions survenues au Bangladesh lors d'un assaut de l'armée contre un bâtiment, où sont retranchés des «extrémistes islamistes», a-t-on appris auprès de la police. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat Islamique (EI).

Les deux déflagrations ont eu lieu à environ 400 mètres de l'immeuble et visaient la foule et des agents de police qui observaient l'opération, a indiqué la police.

Bien que le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque par le biais de son agence de propagande Amaq, la police soupçonne une branche du mouvement extrémiste Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB).

«Certains blessés sont dans un état critique», a précisé un responsable des urgences de l'hôpital universitaire de la ville, située à environ 250 km au nord-est de Dacca. Les autorités sont dans l'incapacité de dire s'il s'est agi d'attentats-suicides, car «cela s'est passé dans le noir et il n'y avait pas d'électricité», a ajouté le responsable.

Ces explosions sont survenues alors que des commandos de l'armée échangeaient des tirs depuis plusieurs heures avec des extrémistes retranchés dans un bâtiment de cinq étages.

«Allah Akbar»

Le général Fakhrul Ahsan, un porte-parole de l'armée, a affirmé que 78 personnes, qui s'étaient retrouvées prises au piège dans le bâtiment, ont pu être secourues. Les autorités disent ignorer le nombre d'insurgés retranchés dans le bâtiment, mais, selon la police, ils seraient au moins deux, dont une femme.

D'après le porte-parole de la police locale, «il s'agit d'extrémistes islamistes» qui criaient «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand, en arabe).

La police a lancé l'assaut sur l'immeuble vendredi matin, bouclant tout le quartier après que les extrémistes ont fait détoner plusieurs petites bombes.

Ce raid intervient après une série d'attaques suicide contre les services de sécurité durant le mois écoulé, y compris vendredi soir près d'un barrage de police près de l'aéroport international de Dacca.

(ats)

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