20.12.2014 à 15:18

FêtesUn bébé animal pour Noël? Pas toujours un cadeau!

Un bébé bouledogue joueur, un chaton Bengal câlin ou un hamster espiègle au pied du sapin? Acheter ou adopter un animal doit être un acte réfléchi, alertent les professionnels.

fotolia

Réclamées par les enfants, les peluches vivantes connaissent un boom des ventes à Noël, surtout les chats, chiens et rongeurs, selon Yves Denoyelle, secrétaire général du Prodaf (syndicat interprofessionnel des fabricants et des distributeurs de produits et d'animaux familiers).

«Il y a un engouement pour acheter le chaton ou le chiot à la mode. Actuellement, le bouledogue, le chihuahua et le chat Bengal ont la cote», observe la vétérinaire Céline Moussour, qui déconseille aussi l'animal-cadeau pour les adultes.

Elle estime «qu'offrir un animal, comme une chose, c'est encore être dans le reflet que l'animal est un bien, un meuble. Ce n'est pas acceptable!»

Même si elle juge «que la présence d'un animal pour l'enfant est fantastique car il le responsabilise», les parents doivent «évaluer avant tout les contraintes».

Rappel

Un chien vit en moyenne 12 ans, un chat entre 10 et 15 ans et un lapin 10 ans. «Si l'animal n'est pas malade, il faut prévoir un budget annuel vétérinaire et dépenser en nourriture», précise-t-elle.

Selon M. Denoyelle, «le sapin de Noël génère du commerce. Dans l'achat d'un animal, les gens mettent de l'affectif».

Les accessoires aussi

Friandises, jouets, cousins, laisses et colliers au pied du sapin: les maîtres déboursent aussi pour habiller ou régaler «Médor».

«L'animal fait de plus en plus partie du foyer. A Noël, il fait l'objet d'une attention particulière», certifie Florence Oberto, directrice marketing d'Animalis. «En décembre nous augmentons de 35% nos ventes d'accessoires et de 10% nos ventes de chiots et chatons», se réjouit-elle.

Réha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d'amis, juge qu'«il faut combattre les achats et adoptions coup de cœur pour que les bêtes ne soient pas abandonnées trois mois plus tard».

«A Noël, les enfants deviennent de plus en plus pressants. Mais il faut bien réfléchir et résister s'il le faut, estime-t-elle. Le chien de l'enfant, ce sont les parents qui le promèneront le soir en plein hiver!»

Elle déplore «la banalisation de l'abandon». «Certains chiens sont abandonnés plusieurs fois. La pire des cruautés!»

(AFP)

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