Actualisé 21.02.2013 à 06:28

SOLAR IMPULSEUn Boeing a atterri sur l'aérodrome de Payerne

Un Boeing 747 a atterri mercredi sur l'aérodrome militaire de Payerne (VD). Il est venu chercher les pièces détachées de Solar Impulse en vue de son périple aux Etats-Unis. Le Boeing repartira jeudi matin.

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Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

Keystone
Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

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Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

Embarquement de Solar Impulse à bord d'un Boeing 747 à Payerne

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L'appareil a atterri vers 17h30. Par une bise noire, plus d'une centaine de curieux transis ont assisté à l'arrivée du gros porteur de la compagnie Cargolux. L'appareil en provenance du Luxembourg s'est posé comme une fleur sur la courte piste militaire.

Chargement par le nez

Sa venue a représenté un défi, a indiqué André Borschberg, directeur de Solar Impulse. Il a notamment fallu vérifier que le tarmac soit assez solide pour supporter ce géant des airs.

Le Jumbo Jet a en effet la même envergure que l'avion solaire, soit 64 mètres. Mais il pèse 257 fois plus que celui-ci: 1600 kg pour Solar Impulse contre 412'770 kg pour le Boeing 747. Il est le seul moyen de transport envisageable pour un appareil aussi léger et fragile, a noté le PDG.

Nez béant, l'avion a été chargé avec l'aide de grues. Son pont principal interne a accueilli le HB-SIA en pièces détachées. Parmi elles, le fuselage et l'aile démontée en trois parties, les batteries et le moteur.

Trois accompagnants

Le géant des airs rejoindra l'aérodrome de Moffett, sur la côte californienne, près du centre de recherche de la NASA au coeur de la Silicon Valley. Le Jumbo Jet arrivera à destination jeudi vers 20h30, soit 12h30 aux Etats-Unis. Il fera un arrêt au Luxembourg pour faire le plein et charger du matériel complémentaire.

Trois ingénieurs et techniciens de Solar Impulse seront du voyage. Ils veilleront à ce que les exigences de sécurité et de manipulation soient respectées pendant le déchargement de l'appareil.

Présentation au président

L'avion sera remonté début mars en prévision de sa mission «Across America». Après avoir volé de la Suisse au Maroc l'an dernier, le prototype tentera d'effectuera le vol légendaire de la côte ouest à la côte est, soit de San Francisco à Washington D.C. et New York.

L'avion et les pilotes, Bertrand Piccard et André Borschberg, seront prêts à partir autour du 1er mai. Le périple devrait s'achever à à New York en juillet, a relevé André Borschberg. «Notre objectif est de faire au moins quatre escales, pas d'aller vite», a-t-il souligné.

«L'intérêt pour ce prototype est fort dans le pays pionnier de l'aviation. Nous avons des contacts au Congrès, avec des universités, avec des entreprises de la Silicon Valley. Nous espérons aussi pouvoir présenter l'avion au président Barack Obama», a indiqué le pilote.

Trouver des partenaires

Le but est non seulement de faire connaître le projet, mais aussi de trouver des partenaires sur ce continent, ainsi qu'en Asie. La Chine notamment est très intéressée par ces nouvelles technologies, a signalé André Borschberg.

Le coût opérationnel du périple aux Etats-Unis se monte à 2,5 millions. Il comprend le transport et les infrastructures. Le million alloué à Présence suisse servira aux activités de communication et de multimédias, a-t-il précisé.

«Globalement l'opération Solar Impulse devrait atteindre 130 millions. Nous cherchons encore 30 millions», a rappelé l'aviateur vaudois.

Le deuxième en route

Le HB-SIA reviendra en Suisse début septembre. Ses pilotes le précéderont à fin juillet.

Le deuxième prototype, le HB-SIB, est en construction à Dübendorf (ZH). L'assemblage va se faire prochainement. Il devrait rejoindre Payerne au début de 2014. Son intérieur et sa technologie devraient être présentés en novembre. Ensuite les tests pourront commencer.

«Dans deux ans démarre le tour du monde. Fin mars 2015, c'est demain pour nous», a relevé André Borschberg.

(ats)

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