Sondage: Un Britannique sur trois dit avoir aimé le confinement

Actualisé

SondageUn Britannique sur trois dit avoir aimé le confinement

Les plus hauts revenus et les personnes sans souci de santé mentale ont plus profité des mesures d'isolement que les autres, selon une étude.

par
lematin.ch
Les personnes vivant en Angleterre ont mieux apprécié le confinement que celles habitant l'Écosse et le Pays de Galles.

Les personnes vivant en Angleterre ont mieux apprécié le confinement que celles habitant l'Écosse et le Pays de Galles.

AFP

Des chercheurs de l'University College de Londres (UCL) ont mené ne vaste étude auprès de 70 000 Britanniques durant les 14 semaines de confinement. Un tiers des personnes interrogées dit avoir dans l'ensemble plutôt profité de cette période, rapporte CNN. Mais l'enquête a également montré que les sentiments varient beaucoup en fonction de la situation de chacun.

Ainsi, les adultes de 30 à 59 ans, les personnes ne vivant pas seules et les familles avec enfants sont plus susceptibles d'avoir vécu positivement cette crise. Ceux qui ont un revenu plus élevé ont également plus facilement traversé cette épreuve, notamment car ils risquaient moins d'être affectés par les restrictions économiques et sociales. Si l'étude n'a pas révélé de différences majeures entre groupes ethniques, elle a toutefois montré que les personnes habitant en Angleterre ont davantage apprécié le confinement que celles vivant en Écosse et au Pays de Galles. Les individus à la santé mentale fragile ont évidemment plus souffert que les autres de l'isolement.

Kilos, alcool et cigarettes

26% des sondés disent carrément que le confinement va leur manquer, contre 61% qui pensent le contraire et 13% qui sont partagés. 40% des adultes avouent avoir pris du poids durant ces 14 semaines, 33% avoir davantage fumé et 17% avoir bu plus que d'habitude. L'éutde a également constaté au fil des semaines une baisse du nombre de personnes disant se conformer aux mesures de confinement.

Pour l'une des auteurs de cette enquête, ces résultats montrent que les politiciens doivent «prendre des mesures pour réduire les inégalités et minimiser les effets cicatriciels à plus long terme de la pandémie sur les bas salaire».

Michel Pralong

Ton opinion