Actualisé 09.04.2018 à 15:00

Un cachalot succombe à 29 kilos de plastique dans l'estomac

Espagne

Jerricane, sacs plastique, filets de pêche. L'animal n'ayant pas pu les digérer, il s'est échoué sur les côtes de Murcie. Mort d'une péritonite.

par
DS
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Oiseaux, poissons, tortues de mer, etc. On ne compte plus les espèces marines victimes de la soupe de plastique qui assaisonnent nos océans. Il faudrait peut-être plutôt citer celles qui ne le sont pas. Assurément, le cachalot, lui, en fait bien partie.

Incapable d'assimiler un jerricane, des sacs ou des filets de pêche en plastique – pour un total de 29 kilos –, ce spécimen de 10 m et 6 t s'est récemment échoué sur une plage dans la région de Murcie (Esp). Mort. Victime d'une péritonite, relate le Telegraph après les résultats de l'autopsie.

Un cachalote hallado en Cabo de Palos murió por ingerir 29 kilos de residuos plásticosSe calcula que el plástico mata 1 millón de aves marinas y más de 100.000 mamíferos marinos y tortugas cada año.Y esto no parará mientras sigamos utilizando el mar como estercolero. pic.twitter.com/bRkGyQOHqM— Ibon Perez TV (@ibonpereztv) 9 avril 2018

Mesures prises par les autorités locales

Un cas loin d'être isolé dans le secteur. «De nombreux animaux se retrouvent prisonniers des déchets ou ingèrent une grande quantité de plastique, ce qui provoque leur mort», déplore Consuelo Rosauro, cheffe du département de l'environnement pour cette communauté autonome du sud-est espagnol.

Des autorités qui ont d'ailleurs annoncé des mesures. La principale consistera, en collaboration avec l'Agence européenne pour l'environnement et le Fonds européen de développement régional, à nettoyer les plages et sensibiliser la population. Les ordures seront également collectées et répertoriées pour en déterminer l'origine. C'est un début.

L'avenir est-il aux plastiques mangeables?

«Les consommateurs vont-ils accepter de manger le packaging? D'autant plus s'il a été manipulé par d'autres gens?» Philip Chadwick, le rédacteur en chef de Packaging News, cité par le Guardian, se demande s'il est bien là, le futur du plastique. Le quotidien britannique énumère en effet quelques solutions pour régler le problème de cet matériau – s'il est fabriqué à partir du pétrole – insoluble, ou presque: des membranes fabriquées à partir d'algues, à partir de sucre, fécule de maïs et gelée, ou encore du «plastique» obtenu grâce à de la farine de millet. Apparemment, les pistes existent.

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