Hockey sur glace: Un calendrier ridicule mais...
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Hockey sur glaceUn calendrier ridicule mais...

GE Servette s'est incliné à Bienne non sans avoir longtemps mené au score.

par
Grégoire Surdez

Il faudra un jour que la ligue nationale arrête de proposer un calendrier aussi ridicule. Et il faudra aussi un jour que GE-Servette apprenne à avoir la lucidité de tuer un match quand l’occasion se présente. Pendant quarante minutes, les Aigles ont fait tout juste à la Tissot Arena. Avant de payer le prix d’une certaine fatigue ainsi que de ses propres errances.

Il n’est pas normal qu’un match mettre au prise une équipe qui enchaîne un 3e match en cinq jour à une autre qui revient après quinze jours de pause. Si la différence de rythme a d’abord semblé favoriser l’équipe qui était dans le rythme plutôt que celle qui reprenait la compétition, la fin de match est venue contredire cette vérité. Et plutôt quatre fois qu’une. Malmené pendant deux tiers, Bienne a trouvé les ressources pour gifler quatre fois la joue d’un visiteurs à bout de souffle.

Mais ce scénario n’aurait jamais dû se produire si les Aigles avaient agi avec davantage de lucidité. Tout d’abord lors de leurs temps forts, en inscrivant un ou deux buts de plus sans que personne ne puisse hurler au scandale. Manque de lucidité, ensuite, au plus fort de la tempête lorsque les pénalité stupides sont tombée comme une vilaine pluie de décembre.

La déception est donc de mise au bout du lac. Cette année 2018 se termine sur une note douce amère. Il faudra pourtant plutôt se souvenir des belles choses tant cette équipe n’est plus celle qui bafouillait son hockey il y a encore un mois. Mais pas facile de rester lucide lorsque la fatigue s’insinue dans les jambes et les têtes. Sacré calendrier, qui propose désormais deux semaines de pause aux Grenats.

De quoi retrouver une certaine lucidité.

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