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SuisseUn chapitre se clôt dans l'affaire Geri Müller

L'ex-partenaire de «tchat» a retiré son opposition contre la procédure de l'ordonnance pénale.

Un chapitre dans l'affaire des photos de nu du conseiller municipal de Baden (AG) et ancien conseiller national des Verts Geri Müller s'est clos. L'ex-partenaire de «tchat» a retiré son opposition contre la procédure de l'ordonnance pénale, a-t-elle annoncé samedi à l'ats.

L'ordonnance pénale entre donc en force. La femme est condamnée pour insulte, calomnie, tentative de contrainte, falsification et enregistrement non autorisé de conversations à une peine pécuniaire avec sursis de 150 jours-amende à 60 francs, soit 9000 francs, et à une amende de 1800 francs.

Elle doit en outre prendre à sa charge les frais d'avocats de Geri Müller, de près de 16'300 francs et les frais de procédure de plus de 8000 francs.

Le Ministère public de la région Jura bernois-Seeland a conclu son instruction à l'encontre de la «tchatteuse» début juillet. Elle avait toutefois fait opposition. Après discussion avec sa cliente, son avocat a finalement abandonné la procédure jeudi dernier, selon la missive de l'homme de loi à la justice bernoise, dont l'ats a obtenu une copie.

Atteinte à la sphère privée

Le Conseil suisse de la presse (CSP) a retenu en juillet dernier que le journal dominical a violé le code déontologique des journalistes et «lourdement porté atteinte à la sphère privée de Geri Müller».

«Tout ce qui se déroule dans des bureaux officiels n'est pas forcément d'intérêt public», avait souligné le vice-président du CSP Max Trossmann. Le journal n'aurait pas dû publier d'article sur la conversation.

Au bureau

L'affaire remonte à l'été 2014. Le journal dominical Schweiz am Sonntag avait révélé que l'ancien conseiller national vert s'était photographié nu dans son bureau de maire à Baden et avait envoyé ses photos à une partenaire de tchat. Il lui aurait ensuite demandé de les effacer.

L'affaire avait valu au politicien une suspension momentanée de ses responsabilités de maire de Baden. Par la suite, le Ministère public argovien a renoncé à ouvrir une procédure pour abus de pouvoir.

(ats)

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