03.07.2019 à 15:41

Un chasseur suisse tue quatre ânes: condamné

Savoie (F)

La justice française a reconnu coupable, mercredi, un Suisse qui, participant à une chasse aux cerfs, avait abattu des ânes.

Les ânes avaient été abattus en 2017 à Arith, en France.

Les ânes avaient été abattus en 2017 à Arith, en France.

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Un chasseur qui avait tué quatre ânes en Savoie en 2017, prétendant les avoir pris pour des biches, a été condamné mercredi à 8000 euros d'amende (quelque 8899 francs) à Chambéry pour cruauté envers les animaux, a annoncé l'avocat de deux associations de défense des animaux.

Ce chasseur suisse s'était rendu en 2017 à Arith pour y participer à une chasse au cerf. Il avait croisé un troupeau d'ânes, et en avait abattu quatre, à faible distance, en rechargeant sa carabine à chaque fois.

Mal identifié sa cible

Le tribunal de Chambéry l'avait condamné à une contravention de 750 euros d'amende l'an dernier, - et à indemniser la propriétaire des ânes - pour sanctionner le fait qu'il ait mal identifié sa cible avant de tirer.

L'avocat général au contraire avait estimé le 30 mai, devant la cour d'appel, que le chasseur n'avait pu faire une telle confusion à quatre reprises, et avait requis un an de prison avec sursis et 10'000 euros d'amende pour cruauté envers les animaux.

Il a été suivi par la cour d'appel sur cette qualification. Le chasseur a en outre été condamné à verser 950 euros en dommages et intérêts et frais de justice à toutes les associations parties civiles, a ajouté Me Patrice Grillon, l'avocat de l'association Stéphane Lamart et de la SNDA (Société nationale pour la défense des animaux).

«Belle victoire du droit»

«C'est une décision fantastique», a considéré l'avocat, «une très belle victoire du droit», qui incitera à réfléchir «ceux qui ne veulent pas rentrer bredouilles de la chasse et font des cartons sur des animaux domestiques».

Il faut cependant encore «mener un combat», a-t-il ajouté, «faire prendre conscience que la souffrance animale ne s'arrête pas aux animaux domestiques», puisque si le chasseur avait réellement tué des biches, il n'aurait pas été condamné.

(AFP)

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