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ChineUn chef militaire sanctionné après l'attentat à Pékin

Peng Yong, commandant militaire du Xinjiang, a été démis de ses fonctions de membre du comité permanent du Parti communiste chinois (PCC), après l'attentat de lundi dernier sur la place Tiananmen.

La mise à pied du commandant militaire intervient après l'attentat de lundi dernier sur la place Tiananmen à Pékin.

La mise à pied du commandant militaire intervient après l'attentat de lundi dernier sur la place Tiananmen à Pékin.

AFP

Le Parti communiste chinois a exclu de ses rangs le commandant militaire du Xinjiang, a rapporté dimanche la presse chinoise.

Cette mise à pied intervient après l'attentat de lundi dernier sur la place Tiananmen à Pékin officiellement attribué à des habitants de cette région en proie à des troubles.

Peng Yong, qui avait été nommé en juillet 2011 commandant militaire de cette région, a été démis de ses fonctions de membre du comité permanent du Parti communiste chinois (PCC) du Xinjiang, a indiqué le Quotidien du Xinjiang, dans une dépêche lapidaire.

Ce journal d'Etat ne précise pas la raison de ce limogeage, mais celui-ci intervient moins de six jours après un attentat sur la place Tiananmen qui a représenté un revers cuisant pour l'appareil sécuritaire chinois.

Après avoir perdu son poste au sein du PCC du Xinjiang, le général Peng devrait vraisemblablement être relevé de ses responsabilités militaires dans la région à population majoritairement musulmane.

Selon la police chinoise, trois Ouïghours du Xinjiang ont précipité lundi dernier leur voiture chargée de bidons d'essence contre l'entrée de la Cité interdite, dans une attaque qui a fait deux morts, en plus des trois occupants du véhicule, et 40 blessés.

Vague d'arrestations

Cet attentat, toujours non revendiqué, a mobilisé un groupe de huit «terroristes», qui disposait d'armes, y compris «des couteaux tibétains et 400 litres d'essence», a précisé la télévision publique chinoise. Par ailleurs, plus de cinquante personnes ont été arrêtées au Xinjiang, où vivent des millions de musulmans, a rapporté un groupe de défense des Ouïghours.

Situé aux confins occidentaux de la Chine, le Xinjiang est sporadiquement secoué par des troubles que les autorités chinoises imputent généralement à des «terroristes» et des «séparatistes». Pour les organisations ouïghoures, ces affirmations ne sont qu'un moyen de justifier un nouveau tour de vis répressif dans cette région.

Entre avril et août derniers, le Xinjiang a été le théâtre d'affrontements violents qui ont fait des dizaines de morts.

(ats)

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