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ZurichUn clown du cirque Knie est condamné

Le clown italien David Larible comparaissait mardi devant le tribunal de district de Zurich pour actes sexuels avec une ado.

David Larible, âgé de 60 ans, nie ces accusations.

David Larible, âgé de 60 ans, nie ces accusations.

Keystone

Le tribunal de district de Zurich a reconnu mardi le clown italien David Larible coupable d'actes d'ordre sexuel avec enfant et de harcèlement sexuel. Il écope de 160 jours-amende à 120 francs avec sursis. Il est en outre interdit de séjour en Suisse pendant cinq ans.

Le tribunal a entièrement suivi le réquisitoire du Ministère pubic. Celui-ci accusait le clown, qui a participé à la tournée du cirque Knie en 2014 et 2016, d'avoir embrassé à trois reprises une adolescente de 14 ans sur la bouche, de lui avoir caressé le dos sous ses vêtements et encore une fois embrassée sur le décolleté.

La défense demandait pour sa part un acquittement. Le prévenu, âgé de 60 ans, a contesté les accusations, affirmant qu'il ne s'intéressait pas aux jeunes filles et n'avait fait que serrer celle-ci dans ses bras.

Adolescente jugée plus crédible

C'est la parole de l'un contre la parole de l'autre, a constaté le juge lors de l'annonce du verdict. Les propos de l'adolescente ont été considérés comme crédibles. Ils sont convaincants et sans contradiction. La jeune fille s'est en outre montrée très gênée de parler des faits, ce qui est aussi un signe de crédibilité.

Les déclarations du prévenu contiennent quant à elles des incohérences. Pour le tribunal, elles ne sont pas crédibles. En plus, a remarqué le juge, il n'y a pas de raison apparente pour laquelle la jeune fan du clown voudrait accuser son idole. «Vous avez abusé de la confiance d'un enfant qui vous adulait», a dit le juge en direction du prévenu.

Psychothérapie

Outre la peine pécuniaire, David Larible devra verser 2000 francs à la jeune fille à titre de réparation morale ainsi qu'environ 2500 francs de dommage et intérêts. Il devra en outre payer la psychothérapie de la victime. Il a d'ores et déjà fait savoir qu'il allait faire appel.

Les faits remontent à octobre 2016 et se sont déroulés dans un hôtel zurichois. La jeune fille était montée dans la chambre de l'artiste de cirque afin d'y chercher un livre sur les clowns. La défense, emmenée par le célèbre avocat zurichois Valentin Landmann, a qualifié les accusations d'«exaltations d'une pubertaire». Selon lui, l'adolescente a affabulé ce qui lui passait par la tête à ce moment-là.

L'avocat de la jeune fille a quant à lui mis en avant des images de caméra-surveillance de l'hôtel contredisant les déclarations du prévenu ainsi que les presque 1000 messages échangés par téléphone portable. Dans l'un d'eux, David Larible écrivait qu'il voulait «passer à la prochaine étape».

(ats)

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