Actualisé

Votation du 9 juinUn comité soutient la révision de la loi sur l'asile

Un comité de parlementaires PDC, PLR, UDC, PVL, PBD, PEV et de la Lega a vanté mardi à Berne les avantages de la réforme qui accélère les procédures et réduit le nombre de demandes d'asile.

Le nombre des demandes d'asile a explosé ces dernières années, a fait valoir le conseiller national Gerhard Pfister.

Le nombre des demandes d'asile a explosé ces dernières années, a fait valoir le conseiller national Gerhard Pfister.

Keystone

Les partisans de la révision de la loi sur l'asile montent au créneau. Un comité bourgeois a vanté mardi à Berne les avantages de la réforme qui doit accélérer les procédures et réduire le nombre de demandes d'asile. Le scrutin est fixé au 9 juin.

Des parlementaires PDC, PLR, UDC, PVL, PBD, PEV et de la Lega ont formé un comité intitulé «Oui à une politique d'asile qui fonctionne». Leur but est de maintenir en vigueur les dispositions urgentes appliquées depuis fin septembre et contestées par un référendum.

Le nombre des demandes d'asile a explosé ces dernières années, tout comme le taux de criminalité parmi les requérants, a fait valoir le conseiller national Gerhard Pfister (PDC/ZG) lors d'une conférence de presse. Le seuil de tolérance de la population est atteint, selon lui.

Les membres du comité en sont persuadés: la révision apporte des améliorations, tout en veillant à garantir une protection aux personnes persécutées, dans le respect de la tradition humanitaire suisse.

Optimistes

Les durcissements ne concernent que les demandeurs d'asile qui «ne respectent pas les règles du jeu et abusent de notre hospitalité, a assuré le conseiller national Martin Landolt (PBD/ GL). Tous les autres tirent en revanche profit de la révision, selon lui. Et de relever sa certitude qu'elle sera nettement acceptée par le peuple.

La réforme permet d'accélérer les procédures tout en renforçant la protection juridique des intéressés, a souligné la conseillère nationale Isabelle Moret (PLR/VD). La Confédération peut en effet tester des procédures simplifiées aboutissant à des décisions plus rapides. Aujourd'hui, le traitement moyen d'une demande dure quatre ans, même si elle aboutit généralement à un refus.

Moins d'Erythréens

Les effets positifs de la nouvelle législation se font déjà sentir. Durant les trois premiers mois de l'année, le nombre de demandes d'Erythréens a baissé de 37%. C'est lié à la décision de ne plus reconnaître la désertion et le refus de servir comme motifs d'asile en l'absence d'autres raisons, a jugé Gerhard Pfister.

Avec 545 nouvelles requêtes en trois mois, l'Erythrée demeure néanmoins parmi les principaux pays de provenance, derrière le Nigéria (682 demandes) et la Tunisie (640). Autre innovation importante, aux yeux du comité, la suppression de la possibilité de déposer des demandes d'asile dans des ambassades à l'étranger. La Suisse était le seul Etat européen à reconnaître encore cette voie, a rappelé Mme Moret.

Centres fédéraux

Quant aux requérants qui ne respectent la sécurité et l'ordre public, ils devraient pouvoir être placés dans des centres spéciaux. Pour l'heure, aucun centre de ce type n'a encore vu le jour.

La révision permet de faciliter notablement la recherche de structures fédérales d'hébergement pour les demandeurs, a rappelé la Zurichoise Tiana Moser (PVL). La Confédération peut en effet changer l'affectation de ses bâtiments pendant trois ans sans devoir obtenir l'aval du canton ou de la commune concernée.

En contre-partie, les cantons accueillant de tels centres obtiennent un soutien pécuniaire pour renforcer les mesures de sécurité dans les environs. La Confédération peut aussi organiser des programmes d'occupation rémunérés pour les occupants des centres fédéraux.

(ats)

Ton opinion