26.07.2013 à 07:26

Tragédie ferroviaireUn conducteur du train sera entendu par la police

Un des conducteurs du train qui a déraillé à Saint-Jacques de Compostelle a été placé sous surveillance policière à l'hôpital. L'accident a coûté la vie à 80 personnes et en a blessé 178.

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Le conducteur a révélé que la personne avec qui il se trouvait au téléphone quelques secondes avant le déraillement était tout simplement le contrôleur du train. (31 juillet 2013)

Le conducteur a révélé que la personne avec qui il se trouvait au téléphone quelques secondes avant le déraillement était tout simplement le contrôleur du train. (31 juillet 2013)

AFP
Les boîtes noires ont révélé que le conducteur du train, le visage ensanglanté juste après l'accident, était au téléphone avec un collègue au moment du drame. (30 juillet 2013)

Les boîtes noires ont révélé que le conducteur du train, le visage ensanglanté juste après l'accident, était au téléphone avec un collègue au moment du drame. (30 juillet 2013)

Keystone
Les enquêteurs ont commencé mardi à examiner les boîtes noires du train. (30 juillet 2013)

Les enquêteurs ont commencé mardi à examiner les boîtes noires du train. (30 juillet 2013)

Keystone

Un des conducteurs du train de l'horreur, un homme âgé de 52 ans, légèrement blessé, sera entendu par la police vraisemblablement vendredi.

«Le juge a demandé à la police de prendre sa déclaration», a déclaré la porte-parole du Tribunal de cette région du nord-ouest de l'Espagne.

Le conducteur «sera assisté d'un avocat» pendant cet interrogatoire, puis il devra témoigner devant le juge, a-t-elle précisé. Cet interrogatoire, initialement prévu jeudi, pourrait être mené vendredi.

Un excès de vitesse est l'hypothèse privilégiée pour expliquer le déraillement du train mercredi soir. Selon le quotidien El Pais, le conducteur a avoué dans une communication radio avec la gare avoir abordé le virage où s'est produit le drame à 190 kilomètres/heure, alors que la limite est fixée à 80 km/h.

«J'espère qu'il n'y a pas de morts parce que je les aurai sur la conscience», a déclaré le conducteur depuis sa cabine, peu après la catastrophe et avant de connaître son ampleur, écrit le quotidien, citant des sources proches de l'enquête.

«Nous sommes humains! Nous sommes humains!», a-t-il dit, toujours selon le journal, juste après l'accident, bloqué à l'intérieur de la cabine. Le conducteur s'est alors plaint d'une douleur à l'épaule et aux côtes.

Enquête judiciaire

Selon le secrétaire d'État aux Transports Rafael Catala, la tragédie «paraît être liée à un excès de vitesse», une hypothèse largement reprise jeudi par la presse espagnole. «Mais nous devons encore attendre les résultats de l'enquête judiciaire et de celle menée par la commission d'enquête du ministère» des Transports, a-t-il ajouté.

Quoi qu'il en soit, une vidéo prise par une caméra de sécurité semble confirmer cette hypothèse.

Le conducteur du train avait 30 ans d'expérience professionnelle à la Renfe, la compagnie publique des chemins de fer espagnols, a souligné son président, Julio Gomez-Pomar Rodriguez, jeudi sur la radio Cope.

Catastrophe ferroviaire

Le train qui reliait Madrid à El Ferrol, dans le nord-ouest de l'Espagne, a déraillé sur un tronçon de ligne à grande vitesse juste avant d'arriver en gare de Saint-Jacques de Compostelle. Le bilan de ce drame fait état de 80 morts et 178 blessés, dont 94 toujours hospitalisés jeudi soir, 35 dans un état critique.

(ats)

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