Allemagne - Un couple bulgare arrêté pour trafic de nouveau-nés
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AllemagneUn couple bulgare arrêté pour trafic de nouveau-nés

Les deux suspects, accusés d’avoir vendu des bébés en Grèce, étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. Ils risquent entre 5 et 15 ans de prison.

Un couple bulgare a été arrêté en Allemagne. Il est suspecté d’avoir recruté des femmes pauvres enceintes en Bulgarie et d’avoir vendu leurs bébés en Grèce.

Un couple bulgare a été arrêté en Allemagne. Il est suspecté d’avoir recruté des femmes pauvres enceintes en Bulgarie et d’avoir vendu leurs bébés en Grèce.

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Un couple bulgare recherché pour une affaire de trafic de nouveau-nés en Grèce a été arrêté en Allemagne et sera bientôt extradé, a annoncé le Parquet de Sofia mercredi.

Ces deux suspects faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt européen depuis février pour «participation présumée à une bande criminelle organisée de commerce de bébés sur le territoire grec», selon le communiqué.

Le couple, dont le fils est déjà en détention en Bulgarie, a été arrêté le 29 avril à Neukirchen (sud-ouest). Le Parquet n’a pas détaillé les raisons de leur séjour en Allemagne. Tous trois encourent entre 5 et 15 ans de prison.

Ils sont accusés d’avoir recruté en Bulgarie, à compter de 2015, des femmes enceintes issues de milieux pauvres avec la promesse de les payer entre 5000 et 7000 leva (2700 à 3800 francs suisses). Celles-ci étaient ensuite conduites et hébergées dans un appartement à Athènes avant leur accouchement.

Lenteur des procédures d’adoption en cause

«Quelques jours après leur naissance, les enfants étaient vendus à des commerçants locaux appartenant probablement à un réseau international de trafic de bébés, explique le Parquet. Neuf femmes, toutes démunies, dont les enfants sont nés et ont été vendus en Grèce, ont été identifiées.»

Le commerce de nouveau-nés, initialement répandu dans des ghettos roms de la région de Bourgas (est), a gagné ces dernières années d’autres régions bulgares, avec pour destination privilégiée la Grèce voisine.

Dans ce pays, la lenteur des procédures d’adoption, qui pouvaient prendre par le passé jusqu’à cinq ans, a conduit de nombreux candidats à recourir à ce type de trafics illégaux.

Une loi de 2018 a permis de réduire le temps d’attente, mais les réseaux existent toujours et demeurent une «solution» facile pour ceux qui ne réussissent pas à adopter un enfant par la voie légale.

(AFP)

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