Egypte - Un couple de journalistes libéré après plus d’un an de détention
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ÉgypteUn couple de journalistes libéré après plus d’un an de détention

Après environ une année et demie de prison, Hossam El-Sayed et Solafa Magdy, un couple de journalistes, ont été libérés. L’État égyptien les avait accusés d’avoir rejoint un groupe «terroriste» et d’avoir propagé de fausses informations.

Le couple avait été arrêté en novembre 2019.

Le couple avait été arrêté en novembre 2019.

Twitter The Freedom Initiative

Le photojournaliste Hossam El-Sayed et son épouse Solafa Magdy, une journaliste indépendante, ont été libérés dans la nuit de mardi à mercredi après environ un an et demi en prison, a-t-on appris auprès du syndicat des journalistes.

Arrêtés en novembre 2019

«Nos remerciements au parquet général, aux autorités judiciaires et à toutes les autorités compétentes pour la libération des collègues Solafa Magdy et Hossam El-Sayed», a écrit sur Facebook Diaa Rashwan, le président du syndicat des journalistes.

Le couple avait été arrêté en novembre 2019 dans un café au Caire. La sûreté de l’État les avait accusés d’avoir rejoint un groupe «terroriste», sans autre précision et, en ce qui concerne Solafa Magdy, d’avoir propagé de fausses informations. Après près d’un an et demi en détention provisoire, ils n’ont pas été jugés pour ces accusations.

Leur libération intervient au lendemain de celle du journaliste et opposant Khaled Dawood, arrêté fin septembre 2019. Journaliste à al-Ahram Weekly, dirigeant du parti d’opposition Al-Dostour et professeur associé à la prestigieuse Université américaine du Caire, Khaled Dawood avait été arrêté fin septembre 2019, quelques jours après de rares manifestations anti-régime.

Il avait alors été accusé de «collaborer avec une organisation terroriste», de «diffusion de fausses informations» et d’«avoir fait mauvais usage des réseaux sociaux», des chefs d’accusations souvent employés par les autorités égyptiennes contre l’opposition.

60’000 détenus d’opinion

Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée en 2013 et l’arrivée au pouvoir l’année suivante de son successeur Adel Fattah Sissi, une répression croissante s’est abattue sur toute forme de dissidence, islamiste comme libérale.

Le pays occupe la 166e place sur 180 pays, dans le Classement de la liberté de la presse 2020 établi par Reporters sans frontières. Selon des ONG, les prisons égyptiennes comptent 60’000 détenus d’opinion.

(AFP)

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