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EspagneUn des conducteurs du train a été placé en détention

L'un des conducteurs du train qui a déraillé mercredi soir à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne, accident qui a fait 80 morts, a été placé sous surveillance policière à l'hôpital où il sera entendu par la police.

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Le conducteur a révélé que la personne avec qui il se trouvait au téléphone quelques secondes avant le déraillement était tout simplement le contrôleur du train. (31 juillet 2013)

Le conducteur a révélé que la personne avec qui il se trouvait au téléphone quelques secondes avant le déraillement était tout simplement le contrôleur du train. (31 juillet 2013)

AFP
Les boîtes noires ont révélé que le conducteur du train, le visage ensanglanté juste après l'accident, était au téléphone avec un collègue au moment du drame. (30 juillet 2013)

Les boîtes noires ont révélé que le conducteur du train, le visage ensanglanté juste après l'accident, était au téléphone avec un collègue au moment du drame. (30 juillet 2013)

Keystone
Les enquêteurs ont commencé mardi à examiner les boîtes noires du train. (30 juillet 2013)

Les enquêteurs ont commencé mardi à examiner les boîtes noires du train. (30 juillet 2013)

Keystone

Le conducteur, blessé, «doit être entendu par la police à l'hôpital où il a été placé sous surveillance», a indiqué un communiqué du Tribunal supérieur de justice de Galice, le juge chargé de l'enquête n'ayant à ce stade ordonné «aucune interpellation».

«Le juge a demandé à la police de prendre sa déclaration», a indiqué la porte-parole du Tribunal de Galice, région du nord-ouest de l'Espagne où s'est produite la catastrophe ferroviaire, la pire en près de 70 ans dans le pays.

Le conducteur «sera assisté d'un avocat» pendant cet interrogatoire, puis il devra témoigner devant le juge, a-t-elle précisé.Cet interrogatoire, initialement prévu jeudi, pourrait finalement être reporté à vendredi.

Infraction mise en cause

Un excès de vitesse est l'hypothèse privilégiée pour expliquer le déraillement du train mercredi soir.

Selon le quotidien El Pais,le conducteur a avoué dans une communication radio avoir abordé le dangereux virage, à l'entrée de la ville, à 190 kilomètres/heure, alors que la limite était fixée à 80 km/h.

Selon le secrétaire d'État aux Transports Rafael Catala, «la tragédie survenue hier soir à Saint-Jacques de Compostelle paraît être liée à une infraction, (un excès) de vitesse», une hypothèse largement reprise jeudi par la presse espagnole.

«Mais nous devons encore attendre les résultats de l'enquête judiciaire et de celle menée par la commission d'enquête du ministère» des Transports, a-t-il ajouté.

(AFP)

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