Genève - Un diadème de la Maison de Savoie vendu 1,4 million de francs
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Genève Un diadème de la Maison de Savoie vendu 1,4 million de francs

Une broche composée de deux saphirs, dont le plus gros jamais mis aux enchères, a aussi trouvé preneur.

Le diadème peut se séparer en deux et se transformer en collier. 

Le diadème peut se séparer en deux et se transformer en collier.

AFP

La pièce est historique. Le diadème royal, conservé pendant plus de 150 ans au sein de la Maison de Savoie, est composé de onze perles naturelles et de diamants. C’est la première fois que ce joyau, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, apparaissait sur le marché.

Estimé entre 940’000 et 1,4 million de francs, il a trouvé preneur à 1,46 million CHF (commission comprise).

Ce diadème jouit d’une provenance exceptionnelle, ayant appartenu à deux collections royales européennes, celles d’Italie et d’Espagne. Offert à Maria Vittoria dal Pozzo en 1867, à l’occasion de son mariage avec Amédée Ier de Savoie, Duc d’Aoste et roi d’Espagne (1870-1873), ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier à la cour d’Italie basé à Turin et l’un des plus anciens orfèvres d’Europe. Véritable chef-d’oeuvre d’ingéniosité, il peut être séparé en deux parties, ce qui permet de le porter en collier.

Ce diadème royal apparaît sur le marché dans le contexte d’une «demande mondiale inédite» pour ce type de bijoux, en particulier d’origine royale, selon la maison d’enchères, qui indique que depuis 2011 ces pièces historiques ont atteint des prix records aux enchères et attirent un nombre croissant de collectionneurs, en particulier en Asie.

Le plus gros saphir

La maison britannique a également fait sensation en proposant une broche ornée de deux saphirs du Cachemire, dont le plus gros jamais mis aux enchères de 55,19 carats.

La pierre de forme ovale a été montée en broche dans les années 1930 au côté d’un autre saphir du Cachemire de 25,97 carats. Le bijou provient de la collection de Maureen Constance Guinness (1907-1998), figure phare de la haute société britannique et héritière de la famille de brasseurs irlandais.

Estimé entre 1’880’000 et 2’800’000 de francs, il a été adjugé pour la somme de 3,5 millions de francs (commission comprise).

A la suite de leur découverte au début des années 1880, l’exploitation des saphirs du Cachemire n’a duré que cinq ans, entre 1882 et 1887, et ces pierres précieuses sont parmi les plus convoitées sur le marché, selon la maison d’enchères.

Une autre pièce maîtresse de cette vente a été un pendentif serti de diamants et d’une émeraude poire de 104,40 carats, un poids exceptionnel pour une émeraude. Monté par Harry Winston dans les années 1970, le bijou a été acquis pour 1,45 million CHF (prix au marteau), soit 1,6 million USD.

(AFP)

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