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IndeUn dirigeant antimaoïste tué dans une embuscade

Des rebelles maoïstes ont tué samedi dans un Etat reculé du centre de l'Inde une vingtaine de personnes, dont Mahendra Karma, un haut dirigeant régional et 12 représentants du parti du Congrès au pouvoir à New Delhi.

Mahendra Karma, dirigeant politique local de haut rang et fondateur d’un groupe anti-maoïste figure au nombre des victimes de l'embuscade qui fait une vingtaine de morts.

Mahendra Karma, dirigeant politique local de haut rang et fondateur d’un groupe anti-maoïste figure au nombre des victimes de l'embuscade qui fait une vingtaine de morts.

ARCHIVES, Reuters

Des rebelles maoïstes ont tué samedi dans un Etat reculé du centre de l’Inde une vingtaine de personnes, dont douze représentants du parti du Congrès au pouvoir à New Delhi, a annoncé un responsable de la police. Ils leur avaient tendu une embuscade.

Une source policière a fait état d’un bilan de 19 tués, dont Mahendra Karma, dirigeant politique local de haut rang et fondateur d’un groupe anti-maoïste, et 35 blessés. «Nous pouvons confirmer 17 morts. Parmi ceux-ci figurent cinq policiers. Tous les autres sont des dirigeants du parti du Congrès» de l’Etat local, avait indiqué auparavant le responsable des opérations contre la rébellion dans l’Etat de Chhattisgarh, Rajinder Kumar Vij.

Le président du parti du Congrès local, Nand Kumar Patel, et son fils, ont été enlevés par les rebelles et leur sort était inconnu après l’attaque, a ajouté le porte-parole. L’ancien chef du gouvernement local Vidya Charan Shukla, blessé grièvement, est dans un état critique.

Premier ministre sur place

L’embuscade a été tendue dans une zone boisée du département de Jagdalpur, à 284 kilomètres de Raipur, la capitale de l’Etat. Les rebelles ont fait exploser une bombe avant de mitrailler les véhicules qui transportaient en convoi les élus locaux, de retour d’un rassemblement politique dans les environs. Le premier ministre indien Manmohan Singh, qui s’est rendu dimanche dans le Chhattisgarh, a condamné l’attaque et qualifié les rebelles maoïstes de principale menace intérieure contre la stabilité et la sécurité de l’Inde. La guérilla maoïste est active dans les régions rurales du Centre et de l’Est de l’Inde. La présidente du parti du Congrès au niveau national, Sonia Gandhi, a elle aussi condamné l’attaque et s’est déclarée «affligée» que les activistes s’en prennent «à des personnes engagées dans des activités politiques».

Les rebelles maoïstes ont fait un carnage

(ats)

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