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EnvironnementUn drone à voile pour tenir à l'œil les océans

Des chercheurs français testent en Bretagne un petit voilier entièrement autonome. Ce robot baptisé Vaimos permettra une meilleure surveillance des océans.

Lors des tests actuels, un bateau navigue proche du voilier robot mais ses concepteurs visent à terme un suivi par satellite.

Lors des tests actuels, un bateau navigue proche du voilier robot mais ses concepteurs visent à terme un suivi par satellite.

«L'idée, c'est de faire un bateau de surveillance de l'océan, totalement autonome, pour naviguer dans des zones qui sont très peu couvertes par la pêche ou les lignes régulières de ferries, pour un coût relativement faible», indique Olivier Ménage, ingénieur à l'Ifremer, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer.

Epaulé par l'équipe de robotique ENSTA Bretagne, l'Ifremer teste ces jours son «voilier autonome instrumenté de mesures océanographiques de surface» (Vaimos) entre la rade de Brest et la Baie de Douarnenez.

Ce robot de 3,6 mètres et 300 kilos, qui peut naviguer entre 3 et 6 nœuds, utilise exclusivement le vent et l'énergie solaire. Vaimos est capable de se déplacer seul, selon les consignes données. Son autonomie lui permet de courir les océans plusieurs semaines d'affilée.

Suivi par satellite

Lors des tests actuels, un bateau navigue dans le sillage du voilier robot. Mais ses concepteurs visent à terme un suivi par satellite. Ainsi que la construction de plusieurs exemplaires du drone, équipés de capteurs de mesures à la surface de l'eau et à un mètre de profondeur.

Depuis des années, l'Ifremer fait appel aux ferries de diverses compagnies, aux bateaux de pêche pour effectuer des prélèvements. L'institut utilise aussi le réseau international de flotteurs Argo. Mais d'importantes zones en haute mer restent peu accessibles à la recherche scientifique.

Les eaux de surface

Une des originalités de Vaimos est de permettre l'échantillonnage fin et en continu de la couche superficielle de l'océan. Ses mesures seront surtout utiles pour valider celles des satellites concernant la température, la salinité et la couleur de l'eau (température, salinité, chlorophylle et turbidité).

Autant de données devant permettre de mieux comprendre les processus de surface à l'œuvre dans les océans.

(AFP/Comm)

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