Genève: Un écrin à 36 millions pour le Muséum d'histoire naturelle
Publié

GenèveUn écrin à 36 millions pour le Muséum d'histoire naturelle

Le projet AMBRE, du bureau zurichois MAK SA, a remporté le concours pour le nouveau bâtiment du Muséum de la Ville de Genève, qui verra le jour en 2022.

Une projection du futur bâtiment.

Une projection du futur bâtiment.

MAK architecture SA

«Au total, 58 projets ont été déposés. La solution choisie n'est pas enterrée, mais elle valorise les collections», a relevé mercredi devant les médias Rémy Pagani, maire de la Ville de Genève. La façade du nouveau bâtiment, prévu au bas du parc de Malagnou, reprend les qualités de celle du Muséum, mais de manière translucide pour un effet de lanterne de nuit, a commenté l'architecte Mirko Akermann.

Cette extension viendra compléter le Muséum et son aile destinée aux scientifiques, construits entre 1961 et 1965 par l'architecte Raymond Tschudin. Répondant aux exigences en matière de sécurité, elle abritera toutes les collections conservées dans 120'000 bocaux et 40'000 litres d'éthanol. Ce liquide inflammable impose de protéger le public, le personnel et les collections, a commenté M. Pagani.

Le nouveau bâtiment accueillera aussi une partie des collections d'invertébrés conservés à sec, sensibles aux attaques d'insectes. Les écarts de température relevés dans les espaces de stockage sont à l'origine de la prolifération de ces ravageurs qu'il faut régulièrement neutraliser avec des fumigations toxiques et coûteuses.

Transfert en 2022

Afin de garantir de bonnes conditions de stockage des 15 millions de spécimens du Muséum, un crédit d'étude de 2,4 millions a été adopté en début d'année par le Conseil municipal pour le concours d'architecture. Le coût total des travaux est estimé à 36 millions. Le délai pour le transfert des collections est fixé à fin 2022.

Avec près de 270'000 visiteurs par an, le Muséum d'histoire naturelle est le musée le plus visité de Genève. Le transfert des collections dans le nouveau bâtiment permettra de déménager les bureaux qui se trouvent dans le bâtiment principal. Les espaces seront redéfinis, en particulier ceux qui sont destinés à l'accueil du public, a commenté Sami Kanaan, magistrat en charge de la Culture.

(ats)

Votre opinion