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Budget de l’UEUn eurodéputé arrête sa grève de la faim en faveur du climat

Après 18 jours sans manger, le Français Pierre Larrouturou a annoncé qu’il mettait un terme à sa grève de la faim en raison de «l’insistance des médecins du Parlement».

Pierre Larrouturou photographié le 28 octobre à Bruxelles avant le début de sa grève de la faim.

Pierre Larrouturou photographié le 28 octobre à Bruxelles avant le début de sa grève de la faim.

AFP

L’eurodéputé français Pierre Larrouturou a annoncé qu’il cessait sa grève de la faim entamée il y a 18 jours pour obtenir un renforcement du budget de l’UE en faveur du climat et de la santé.

L’élu socialiste de 56 ans, qui assure avoir perdu «dix kilos» depuis le 28 octobre, a justifié la fin de son action par «l’insistance des médecins du Parlement». Il n’en a pas dit davantage sur sa santé.

Néanmoins, «plus que jamais le combat continue», a-t-il écrit sur Twitter samedi soir, réaffirmant son souhait de faire voter une taxe sur les transactions financières pour dégager davantage de moyens pour le climat et la santé.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE s’étaient mis d’accord en juillet, après un sommet marathon, sur un plan de relance post-Covid de 750 milliards d’euros adossé à un budget pluriannuel (2021-2027) de 1074 milliards d’euros.

Mais les eurodéputés réclamaient un renforcement significatif de plusieurs programmes jugés cruciaux, exigeant courant octobre 39 milliards d’euros supplémentaires.

Bataille perdue

Finalement, après douze sessions d’intenses discussions, un accord est intervenu mardi entre eurodéputés et États membres. Le Parlement européen a annoncé avoir obtenu «16 milliards d’euros en plus du paquet (financier) conclu en juillet».

«Une bataille a été perdue, mais on n’a pas perdu la guerre», avait réagi le lendemain Pierre Larrouturou, se montrant déçu de ce résultat.

«C’est positif d’avoir obtenu 16 milliards, mais c’est sur sept ans, et si on consacre 30% du budget au climat, où est-ce qu’on coupe pour y parvenir?» avait-il argué.

Seule solution aux yeux de l’élu français: établir une taxe sur les transactions financières (TTF) avec l’assiette large définie dans une proposition de la Commission européenne dès 2011, qui rapporterait jusqu’à 57 milliards d’euros par an, de quoi soutenir le climat et le «Pacte vert» européen.

(AFP/NXP)

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